Jusqu'à 600 000 personnes ont été déplacées lors des violences politiques qui ont embrasé le Kenya, a annoncé hier le responsable des affaires humanitaires de l'ONU, John Holmes. « Nous estimons à 300 000 le nombre de déplacés dans des camps », mais « il y en a probablement autant qui ne sont pas dans des camps », a-t-il déclaré.
Sur le plan politique, les pourparlers entre les camps du président kényan Mwai Kibaki et de l'opposant Raila Odinga sont entrés hier dans une étape décisive. Ils pourraient déboucher sur un accord permettant au pays de sortir d'une crise meurtrière après la réélection contestée du président Kibaki. Cette phase cruciale coïncide avec une accalmie des violences : il n'y a pas eu de mort depuis vendredi.