VIDEO. Imam recherché, conducteur identifié... Où en est l'enquête sur les attentats de Barcelone et Cambrils?

TERRORISME Après le double attentat à Barcelone et Cambrils jeudi et vendredi, les policiers ont identifié les membres de la cellule islamiste mais un suspect est toujours recherché...

O. G. avec AFP

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Recueillement et hommages sur les Ramblas après le double attentat à Barcelone et Cambrils, le 20 août 2017.

Recueillement et hommages sur les Ramblas après le double attentat à Barcelone et Cambrils, le 20 août 2017. — Ignace/DYDPPA/Shutterst/SIPA

  • Le double attentat de Barcelone et Cambrils a fait 14 morts et plus d'une centaine de blessés.
  • Un cellule d'une douzaine de personnes préparait un attentat à la bombe de grande ampleur.
  • Si la majorité d'entre eux a péri ou a été arrêté en fin de semaine dernière, un suspect est toujours recherché.

Les autorités espéraient ce lundi pouvoir fournir l’identité de tous les membres de la cellule djihadiste responsable du double attentat qui a fait 14 morts en Espagne, alors qu’un suspect est toujours en fuite et qu’un imam au passé trouble a disparu.

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Encore un suspect introuvable

Cette cellule d’une douzaine de personnes a été neutralisée. Quatre des suspects ont été arrêtés, cinq ont été tués à Cambrils et trois autres identifiés restent recherchés. Si deux d’entre eux pourraient avoir péri dans l’explosion d’Alcanar, un des suspects, Younès A., un Marocain de 22 ans, est toujours recherché, sans que la police sache s’il se trouve encore en Espagne. La police recherche également une voiture Kangoo blanche qui pourrait avoir passé la frontière vers la France.

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D’où venaient les suspects ?

L’un des quatre suspects interpellés, un Espagnol dont l’identité n’a pas été révélée, né à Melilla (enclave espagnole au Maroc), a été arrêté à Alcanar. Mais la plupart des membres de la cellule avaient des liens avec Ripoll, petite ville au pied des Pyrénées. C’est là qu’ont été arrêtés trois des suspects et qu’habitaient les trois hommes identifiés : Moussa O. (17 ans, dont le frère Driss a été arrêté), Saïd A. (18 ans) et Mohamed H. (24 ans). Ces trois jeunes Marocains étaient à bord de l’Audi qui a foncé dans la foule à Cambrils et ont été tués par les policiers.

Un imam également recherché

Un imam marocain, Abdelbaki E. S., âgé d’une quarantaine d’années, est soupçonné d’avoir radicalisé les jeunes qui auraient rejoint le groupe djihadiste ayant commis les attentats de Barcelone et Cambrils jeudi et vendredi, en Catalogne (nord-est). Mais depuis mardi il a disparu. La police a évoqué la possibilité qu’il ait péri dans l’explosion mercredi soir dans une maison à Alcanar, en Catalogne, où la cellule à l’origine de la double attaque préparait « un ou plusieurs attentats ».

La presse espagnole s’interroge sur son séjour en 2016 en Belgique, dans la commune de Machelen, dans la grande banlieue de Bruxelles. Selon des sources citées lundi par le quotidien El Pais, il s’est rendu au cours des deux dernières années en Belgique, mais aussi au Maroc et en France, et il aurait peut-être été en contact avec un dirigeant de Daesh. Par le passé, Abdelbaki E. S. avait déjà été incarcéré pour des délits mineurs, ont indiqué des médias espagnols.

Selon El Pais et El Mundo, citant des sources de la lutte antiterroriste, il a fréquenté en prison, dont il est sorti en janvier 2012, des détenus ayant eu un lien avec les attentats islamistes de mars 2004 qui avaient causé la mort de 191 personnes dans des trains de banlieue à Madrid.

Préparation d’un attentat aux explosifs

Le bilan aurait pu être encore plus lourd. Le chef de la police catalane, Josep Lluis Trapero, a révélé que les auteurs des attaques s’apprêtaient à commettre « un ou plusieurs attentats » de « manière imminente », quand un raté a entraîné la déflagration qui a détruit la maison où ils préparaient les attaques. Dans cette maison d’Alcanar (à 200 km au sud-ouest de Barcelone), qu’ils occupaient depuis environ six mois, les djihadistes avaient entreposé au moins 120 bonbonnes de gaz, a-t-il révélé, expliquant que la police avait fait cette découverte en inspectant les décombres.

L’inspection de leur repaire a permis de découvrir des substances explosives, y compris des traces de TATP, explosif prisé des djihadistes de Daesh qui a revendiqué les attentats, car il se fabrique avec des ingrédients en vente libre. Moins de 24 heures après la déflagration qui s’est produite mercredi soir, la cellule a perpétré le double attentat au véhicule-bélier à Barcelone et à Cambrils.

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