Etrange coïncidence. Le président tchadien, Idriss Déby, a déclaré hier qu'il était « prêt à pardonner » et à accorder rapidement la grâce aux six membres français de l'Arche de Zoé condamnés, avant de remercier la France pour son aide contre les rebelles, qui ont tenté de le renverser ces derniers jours à N'Djamena. Le « soutien sans faille » de Paris au régime tchadien expliquerait-il cette soudaine clémence ? Le Quai d'Orsay a assuré qu' « il n'y a évidemment pas de lien entre ces deux affaires ».
Le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, a précisé que Paris transmettrait « immédiatement » aux autorités tchadiennes une demande de grâce des six membres de l'Arche de Zoé, qui avaient été condamnés au Tchad à huit ans de travaux forcés pour tentative d'enlèvement d'enfants, une peine commuée en France à huit ans de prison.