TCHAD – Les avocats des six membres ont formulé une demande de grâce…
La grâce des six Français de l’Arche de Zoé, condamnés à huit ans de prison pour tentative d’enlèvements d’enfants, semble en bonne voie. Mercredi, le président tchadien s’était dit «prêt à pardonner» aux membres de l’organisation et à leur accorder sa grâce rapidement.
Jeudi, les autorités françaises ont fait savoir qu’elles agiraient au plus vite pour faire libérer les six personnes condamnées. Toutes les demandes de recours ont été déposées par les avocats d’Eric Breteau, le président de l’association, de sa compagne Emilie Lelouch, d’Alain Péligat, de Philippe van Winkelberg, de Nadia Merimi et de Dominique Aubry. L’Elysée a indiqué qu’il transmettait au plus vite le dossier à N’Djamena.
Seule la grâce présidentielle du président Déby, pourrait permettre la libération des détenus. Cette mesure est prévue par un accord bilatéral signé entre la France et le Tchad en 1976, et n’a donc officiellement rien à voir avec
le contexte d’instabilité politique qui règne au Tchad. Le Quai d’Orsay a d’ailleurs tenu à préciser que cette grâce n’avait «aucun lien» avec le soutien apporté à Idriss Déby pour faire face à la rébellion.
Les membres de l'association restent toutefois sous le joug de
poursuites engagées par la justice française. L'un d'entre eux a d'ailleurs déjà été mis en examen.
E.G. (avec agence)