VIDEO. Venezuela: Douze pays d’Amérique condamnent une «rupture de l’ordre démocratique»

POLITIQUE Ils ont apporté leur «plein appui et (leur) solidarité» au Parlement, contrôlé par l’opposition, quand l'ONU a, elle, dénoncé «un usage excessif de la force» lors des manifestations...

20 Minutes avec AFP

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Une manifestation antirégime à Caracas, au Venezuela, le 30 juillet 2017, jour de l'élection de l'Assemblée Constituante.

Une manifestation antirégime à Caracas, au Venezuela, le 30 juillet 2017, jour de l'élection de l'Assemblée Constituante. — Ronaldo SCHEMIDT / AFP

C’est un coup de semonce pour le Venezuela. Douze pays d’Amérique ont condamné ce mardi une « rupture de l’ordre démocratique » dans le pays, l’ONU dénonçant également « un usage excessif de la force » lors des manifestations hostiles au président Nicolas Maduro.

Ils ont également condamné « le manque d’élections libres, la violence, la répression… »

Réunis à Lima, ces 12 pays d’Amérique parmi les plus importants (l’Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras,le Mexique, le Panama, le Paraguay et le Pérou) ont fait part de leur décision de « ne pas reconnaître l’Assemblée constituante », voulue par le dirigeant vénézuélien et qui vient d’être élue, ni les décisions qu’elle pourrait prendre.

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Dans un document publié à l’issue d’une réunion de sept heures dans la capitale péruvienne, ils ont apporté leur « plein appui et (leur) solidarité » au Parlement, contrôlé par l’opposition. Ils ont également condamné « le manque d’élections libres, la violence, la répression et la persécution politique, l’existence de prisonniers politiques ».

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Depuis avril, Maduro fait face à un vaste mouvement de protestation

Dans la foulée, le président vénézuélien a proposé un « dialogue régional » avec ces pays afin, selon lui, de « rétablir les normes de respect du droit international ». Nicolas Maduro a fait cette déclaration à Caracas durant une réunion mardi avec ses quelques alliés, parmi lesquels Cuba, la Bolivie, le Nicaragua et l’Equateur, tous membres de l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (Alba).

Le président socialiste Nicolas Maduro fait face depuis avril à un vaste mouvement de protestation pour exiger son départ, alors que le pays pétrolier, autrefois le plus riche d’Amérique du Sud, a sombré économiquement. Les manifestations ont fait 125 morts en quatre mois.