Japon: Les marins retrouvés morts dans un destroyer identifiés

ENQUETE L’accident est toujours « en cours d’investigation », a précisé ce lundi l’US Navy…

20 Minutes avec AFP

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Le destroyer américain USS Fitzgerald sérieusement endommagé après sa collision avec un navire philippin, le 16 juin 2017, à environ 56 miles nautiques au sud-ouest de la ville japonaise de Yokosuka.

Le destroyer américain USS Fitzgerald sérieusement endommagé après sa collision avec un navire philippin, le 16 juin 2017, à environ 56 miles nautiques au sud-ouest de la ville japonaise de Yokosuka. — Iori Sagisawa/AP/SIPA

Les sept marins retrouvés morts dans leurs cabines envahies par les eaux après une collision nocturne de leur destroyer avec un cargo au large du Japon ont été identifiés par la marine américaine.

Agés de 19 à 37 ans, les membres d’équipage avaient été portés disparus samedi matin. Une vaste opération de recherche en mer et à bord avait immédiatement été déclenchée et s’était poursuivie jusque dimanche, lorsque leurs corps ont été retrouvés par des plongeurs dans le navire en partie inondé.

L’accident « en cours d’investigation »

Le USS Fitzgerald avait été fortement endommagé côté tribord par un violent choc survenu dans la nuit de vendredi à samedi au large de la côte pacifique du Japon avec un porte-conteneurs beaucoup plus massif. La collision avait provoqué une entrée d’eau dans une salle des machines, la salle de radio et des espaces où dormaient les marins.

Le destroyer de 154 mètres de long équipé de missiles guidés a subi sous la ligne de flottaison « une large entaille » par laquelle l’eau s’est engouffrée avec « une puissance colossale », laissant peu de chances à quiconque se trouvant à proximité, avait expliqué dimanche le commandant de la 7e Flotte de la marine américaine, le vice-amiral Joseph Aucoin.

L’accident est « en cours d’investigation », a précisé ce lundi l’US Navy. La marine américaine va mener sa propre enquête et les autorités japonaises devront de leur côté obtenir une autorisation des Etats-Unis pour pouvoir interroger des militaires américains, a expliqué à l’AFP un porte-parole du bureau de sécurité maritime de l’archipel.