«Il n'y a pas d'enquête visant» Donald Trump, jure son avocat

POLITIQUE Le juriste a toutefois reconnu qu'il était possible qu'une enquête soit en cours sans que le président ait été mis au courant...

20 Minutes avec AFP

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Donald Trump à Washington, le 4 juin 2017.

Donald Trump à Washington, le 4 juin 2017. — Olivier Douliery/NEWSCOM/SIPA

«Il n'y a pas d'enquête visant le président des Etats-Unis. Point à la ligne.» Sur NBC, dimanche, l'un des avocats de Donald Trump, Jay Sekulow, s'est montré formel. Selon lui, le tweet présidentiel «Je fais l'objet d'une enquête» n'était pas une confirmation mais simplement une réaction à un article publié par le Washington Post, qui affirme que le président des Etats-Unis est désormais visé par le procureur spécial Robert Mueller dans le cadre d'une enquête sur une possible obstruction à la justice.

Sur Fox News, l'avocat s'est toutefois contredit, déclarant que le FBI enquêtait sur Donald Trump, avant de revenir à sa version initiale. «Est-il possible que le président fasse l'objet d'une enquête sans le savoir?», a insisté le journaliste Chris Wallace. «Je ne sais pas, je ne suis pas devin», a répondu l'avocat.

«Chasse aux sorcières»

Le président américain en a remis une couche dimanche matin, dénonçant une fois de plus la « chasse aux sorcières » dont il s’estime victime.

« Le programme RENDRE A L’AMERIQUE SA GRANDEUR se porte très bien malgré la distraction de la chasse aux sorcières », a écrit sur Twitter le milliardaire républicain, qui passe pour la première fois le week-end à Camp David, résidence de villégiature officielle des présidents des Etats-Unis, avec sa famille.

« Nombreux nouveaux emplois, enthousiasme élevé des entreprises », a-t-il poursuivi, listant également parmi ce qu’il considère comme ses accomplissements, la nomination à la Cour suprême du juge conservateur Neil Gorsuch. « Infrastructure, santé et réductions d’impôts en cours », a-t-il encore ajouté.

Il s’en était pris vendredi, déjà sur ce réseau social qu’il utilise allègrement, au ministère de la Justice au sujet de l’enquête sur l’affaire russe. Dans un tweet ambigu, il avait donné crédit à ce que seules des sources anonymes avaient jusqu’alors confié à des médias : le procureur spécial Robert Mueller enquête sur une possible entrave à la justice de la part du chef de l’exécutif américain dans cette affaire.

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Le limogeage de Comey au coeur de l'enquête

Donald Trump est accusé d’avoir limogé le directeur de la police fédérale (FBI) James Comey à cause du refus de ce dernier d’épargner son ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, concerné par l’enquête sur l’ingérence de la Russie dans l’élection présidentielle de 2016 et une possible collusion entre l’entourage de Donald Trump et des responsables russes.

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Le président a nié avoir tenté d’influencer la tournure de ces investigations mais il a reconnu dans une interview avoir eu la Russie à l’esprit lorsqu’il a limogé James Comey.