Mossoul: 100.000 civils seraient retenus comme «boucliers humains» par Daesh

IRAK L’ONU estime ce vendredi que plus de 100.000 civils irakiens seraient pris au piège par les djihadistes de Daesh dans la Vieille ville de Mossoul que les forces irakiennes tentent de reprendre…

20 Minutes avec AFP

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Des enfants dans l'est de Mossoul vivent là en attendant que leur maison soit accessible.

Des enfants dans l'est de Mossoul vivent là en attendant que leur maison soit accessible. — Laurence Geai/SIPA

La situation de la population de Mossoul empire d’heure en heure alors que l’offensive sur cette place forte de Daesh en Irak a commencé. « Les civils sont essentiellement retenus comme boucliers humains », a déclaré le représentant du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés en Irak, Bruno Geddo, lors d’une conférence de presse à Genève. Les forces irakiennes poursuivent les combats dans la ville, un objectif stratégique mais compliqué à atteindre.

« Situation croissante de pénurie et de terreur »

Située sur la rive occidentale du Tigre, fleuve qui coupe la ville en deux, la Vieille ville de Mossoul est un dédale de petites rues fortement peuplées, guère propice à l’avancée des blindés et où l’usage d’armes lourdes risque de mettre en péril la population civile. Bruno Geddo a expliqué que les membres de Daesh sur place ont capturé des civils à l’extérieur de Mossoul et les ont fait venir de force dans la Vieille ville.

Sans eau ni nourriture et privés d’électricité, ces civils, « vivent dans une situation croissante de pénurie et de terreur », a-t-il dit, précisant que des snipers tentent de tuer ceux qui essaient de quitter la zone sous contrôle des djihadistes.

Les forces irakiennes mènent depuis mi-octobre l’offensive pour reconquérir Mossoul, tombée en juin 2014 aux mains de Daesh. Depuis le début de l’offensive, 862.000 personnes ont été déplacées de Mossoul. 195.000 d’entre eux sont toutefois revenus dans la ville, essentiellement dans l’est (partie de la ville déjà reprise).