VIDEO. Otan: Trump rassure ses alliés, l'Amérique les défendra si besoin

ETATS-UNIS En mai dernier, le président américain ne s’y était pas engagé explicitement…

N. Se. avec AFP

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Le président américain Donald Trump a rassuré ses alliés de l'OTAN lors d'une conférence presse dans la Roseraie de la Maison Blanche, le 9 juin 2017.

Le président américain Donald Trump a rassuré ses alliés de l'OTAN lors d'une conférence presse dans la Roseraie de la Maison Blanche, le 9 juin 2017. — /NEWSCOM/SIPA

Lors de son premier sommet de l’Alliance, au mois de mai, le président américain avait suscité l’inquiétude. L’heure est désormais à l’apaisement. Vendredi, Donald Trump a rassuré ses alliés de l' Otan : ils peuvent compter sur les Etats-Unis en cas d’agression.

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Le milliardaire républicain, grand pourfendeur du déséquilibre des dépenses dans cette alliance militaire - les 28 autres membres ne contribuant pas suffisamment à ses yeux -, avait choqué le 25 mai à Bruxelles lorsqu’il avait omis de s’engager explicitement pour la défense collective en cas d’attaque contre l’un de ces pays. Selon les paroles de la chancelière allemande Angela Merkel, les Européens devaient « prendre leur destin en main ».

Le président américain a donc décidé cette fois-ci de dire haut et fort son engagement. « J’engage les Etats-Unis sur l’article 5 », qui prévoit que les alliés volent au secours d’un des leurs en cas d’agression extérieure, a affirmé vendredi Donald Trump lors d’une conférence de presse conjointe à la Maison Blanche avec le président roumain Klaus Iohannis. Le président américain répondait à une question sur la « menace de la Russie », dont les ambitions régionales inquiètent de nombreux pays d’Europe de l’Est, notamment depuis l’invasion de la Crimée début 2014.

Trump se rendra prochainement en Pologne

Donald Trump a toutefois martelé vendredi son leitmotiv : les alliés doivent mettre la main à la poche. Il a pour cela pris en exemple la Roumanie, au côté du président Iohannis, dont il a vanté les efforts pour porter à plus de 2 % du PIB sa contribution à l’Alliance. « Nous espérons », a-t-il souligné, « que nos autres alliés de l’Otan suivront l’exemple roumain, répondront à leurs obligations financières et partageront leur part du coût de la défense ». « Je suis un partisan du renforcement de l’Otan (…) parce qu’ensemble, nous pouvons faire face aux défis sécuritaires auxquels le monde fait face », a-t-il encore expliqué.

Quelques minutes après cette conférence de presse commune, la Maison Blanche a annoncé la visite officielle du président Trump en Pologne en juillet, autre pays européen membre de l’Otan. But de la visite, selon l’exécutif : « Montrer que le renforcement de la défense collective au sein de l’Otan est une priorité ». Le ton, clairement, a changé.