Législatives au Royaume-Uni : Les conservateurs ont bien perdu la majorité absolue

EUROPE Revivez avec nous les réactions tout au long de la journée...

P.B.

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Fragilisée après le recul des conservateurs aux législatives du 8 juin 2017, la Première ministre britannique promet «la stabilité».

Fragilisée après le recul des conservateurs aux législatives du 8 juin 2017, la Première ministre britannique promet «la stabilité». — Alastair Grant/AP/SIPA

L’ESSENTIEL :

  • Dans un camouflet pour Theresa May, les conservateurs reculent.
  • Ils vont sans doute perdre leur majorité absolue mais devraient pouvoir constituer une coalition pour continuer à gouverner.
  • De nombreux voix, dont celle du leader travailliste Jeremy Corbyn, appellent à sa démission.
  • C’est le grand flou pour le Brexit alors que les négociations doivent s’ouvrir avec l’UE. Un Brexit « soft » (avec accès au marché unique et libre circulation des personnes) n’est pas exclu.

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11h24 : Ce live est désormais fermé

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10h07 : Le chat très British du 10, Downing Street, devant la porte de la résidence de Theresa May

Un peu de douceur dans cette matinée très politique, avec Larry, le chat de la résidence du Premier ministre.

Larry, le chat du 10 Downing Street, devant la porte de la résidence du Premier ministre.
Larry, le chat du 10 Downing Street, devant la porte de la résidence du Premier ministre. - Justin TALLIS / AFP

 

09h55 : Les travaillistes sont « prêts à servir » le pays

Leur leader Jeremy Corbyn a affirmé qu’il était prêt à servir le pays, avec son parti, qui a gagné avec un programme « fort et plein d’espoir ». Pour le travailliste, le Brexit doit avoir pour priorité le maintien du travail en Grande-Bretagne.

09h04 : Un partenaire britannique « faible » est « mauvais » pour négocier le Brexit, tacle un commissaire européen

Cette petite phrase bien sentie vient du commissaire européen au Budget, Günther Oettinger. « Les Britanniques doivent négocier la sortie (de l’UE) mais avec un partenaire de négociations faible, il y a un danger que les négociations soient mauvaises pour les deux parties », a-t-il déclaré à la radio.

08h43 : Philippe est surpris, mais cette défaite ne remet pas en cause le Brexit

Edouard Philippe, le Premier ministre, a tenu à réagir au résultat de l’élection britannique. Pour lui, c’est une "forme de surprise", qui ne remet pas en cause le Brexit.

08h40 : May n’aurait aucune intention de démissionner, selon plusieurs sources.

Pourtant, c’est bien une défaite pour elle, comme elle le disait dans un tweet daté du 20 mai. « Si je perds même 6 sièges, je perdrai cette élection et Jeremy Corbyn pourra s’asseoir à la table des négociations avec l’Europe. »

 

08h34 : Moscovici, premier Français à réagir, évoque le pari perdu de May

La Première ministre Theresa May « a perdu son pari », a déclaré le Commissaire européen aux Affaires économiques et financières Pierre Moscovici sur Europe 1. Pour autant, ce camouflet ne remet pas en cause le Brexit, explique l’ancien ministre, mais cela « change peut-être un certain nombre de choses ». Theresa May « est dans une situation moins simple », souligne-t-il.

08h23 : Tan Dhesi, devient le premier sikh avec turban à siéger au Parlement

 

07h34 : May pourra-t-elle quand même négocier le Brexit ? Non, pour Ed Miliband

« Nous savons maintenant que Theresa May ne peut plus négocier le Brexit pour la Grande-Bretagne parce qu’elle avait dit que perdre sa majorité détruirait son autorité. Et c’est le cas », a tweeté Ed Miliband, l’ex-leader du parti travailliste.

07h25 : A l’aube du Brexit, l’Europe commente les résultats

Evidemment, l’Union européenne attendait avec fébrilité les résultats de l’élection. L’ancien ministre des Affaires étrangères suédois Carl Bildt, a écrit : « Ça pourrait être le bazar pour la Grande-Bretagne dans les années à venir. Le prix à payer pour l’absence de vrai leadership. »

« Cameron a parié, perdu. Mai a parié, perdu. Le parti Tory commence à ressembler à un casino », a tweeté Sophie In’t Veld, à l’origine du groupe au Parlement européen chargé d’examiner le cas des ressortissants européens dans le Royaume-Uni post Brexit.

 

07h21 : Amber Rudd, ministre de l'Intérieur, fait partie des rescapées du parti conservateur

Après un recompte, Amber Rudd conserve finalement son siège au Parlement, avec 350 voix d'avance (c'est très peu !).

 

07h11 : Theresa May devrait s'exprimer dans la matinée vers 10 heures

Les observateurs spéculent sur une éventuelle annonce de démission. 

 

07h02 : C'est officiel, les conservateurs ont perdu la majorité absolue au Parlement

C'est ce qu'on appelle le «hung parliament», un parlement sans majorité. 

Les résultats définitifs : 

Conservateurs: 42% (+5)

Labour: 40% (+10)

Lib Dems: 7% (-1)

SNP: 3% (-2)

Ukip: 2% (-11)

Verts: 2% (-2)

 

6h45: Theresa May rentre à Downing Street par une porte dérobée

Elle n'a clairement pas envie de se montrer et attend les résultat définitifs pour savoir si les conservateurs limitent la casse ou pas.

 

6h15: Il reste 35 sièges à attribuer

Le suspense est total. Pour l'instant, il semble que les conservateurs vont être un peu courts, mais qu'ils pourront constituer une coalition avec le parti unioniste démocrate irlandais. Reste à savoir si ça sera avec Theresa May ou un nouveau leader.

5h30 : La poussée des conservateurs en Ecosse pourrait leur permettre de limiter la casse

Les Tories ont déjà remporté 10 sièges en Ecosse contre 1 au maximum dans les élections précédentes. Du coup, selon la projection de la BBC, les conservateurs arriveraient à 318 sièges. Ce n’est pas la majorité absolue (324) mais avec les 7 élus du Sinn Féin qui refusent de siéger à Westminster, la majorité passe à 321. Et les conservateurs devraient pouvoir créer une coalition avec le parti unioniste démocrate nord-irlandais (10 élus). Bref, une sacrée cuisine pour Theresa May qui devra batailler pour garder sa place alors qu’elle avait convoqué ces élections pour accroître sa majorité.

5h00: On devrait être fixé dans une heure

Pour l'instant c'est serré après deux-tiers des scrutins annoncés. Les conservateurs devrait creuser l'écart, mais ça va se jouer à rien pour la majorité absolue de 324.

 

4h35: May promet «la stabilité»

La Première ministre britannique a affirmé que son parti conservateur assurerait «la stabilité».  «Le pays a besoin d'une période de stabilité et quels que soient les résultats, le parti Conservateur assurera que nous pouvons remplir ce devoir et assurer la stabilité», a déclaré May, expliquant que sa priorité est de négocier «un bon accord» pour le Brexit.

4h20: Corbyn appelle May à la démission

Selon lui, elle a perdu sa légitimité après son probable recul aux legislatives. «Je pense que c'est suffisant pour qu'elle s'en aille», a lancé le leader travailliste, expliquant que les britanniques «ont dit qu'ils en avaient marre de l'austérité».

 

4h10: Jeremy Corbyn réélu dans un fauteuil

Plus de 73% dans son fief.

 

3h55: Défaite de l'ancien chef des Lib-dem Nick Clegg

Nick Clegg, qui s'était allié avec les conservateurs de David Cameron, s'incline face à un député travailliste.

 

3h45: Suspense total sur les projections

La BBC donne les conservateurs à 322 sièges, en-dessous de la majorité (324) mais cela suffirait grâce à l'aide du Sinn Féin. Sky en revanche donne une fourchette beaucoup plus large, entre 308 et 328. Bref, on n'est pas couchés.

3h30: Les Tories refont une partie de leur retard grâce à l'Ecosse

Grosse poussée conservatrice et jolie claque pour le parti indépendantiste écossais.

 

3h25: Le pire «high five» de l'histoire?

Hum, Jeremy Corbyn, hum.

 

3h10: La secrétaire au Trésor battue

Grosse claque pour les conservateurs avec la défaite de Jane Ellison à Battersea (banlieue de Londres). Les résultats sortis des urnes semblent se confirmer.

 

3h05: Le point sur les résultats (50 sièges sur 650)

Le parti travailliste 28 (+2 sièges)

Le parti conservateur 16 (-1)

 

3h00: «Notre campagne positive a changé la politique pour le meilleur»

Le leader du parti travailliste est satisfait, quels que soient les résultats définitifs.

 

2h45: Corbyn favori des bookmakers pour devenir Premier ministre (ça ne devrait pas durer)

Ça serait la claque ultime pour May. On en est encore loin, il faudrait une coalition complexe (mais pas impossible) autour des travaillistes pour en arriver là.

 

2h35: Les conservateurs pessimistes

Selon les sources de ce journaliste du Spectator, les conservateurs «ont abandonné l'espoir d'obtenir une majorité» après avoir vu les premiers résultats à Londres. Cela serait un échec monumental pour Theresa May.

 

2h20: Les travaillistes reprennent leur premier siège en Ecosse

Au parti écossais pro-indépendance SNP.

 

1h55: Vers une autre élection l'an prochain?

Pour trois en trois ans? C'est l'hypothèse qui tient la corde chez les parieurs.

 

1h45: C'est la grande confusion entre les résultats et les sondages sortis des urnes

Pour le moment, la tendance se confirme, les travaillistes sont en nette progression mais les conservateurs font mieux que prévu par les sondages sortis des urnes, mais cela varie grandement d'une circonscription à l'autre. La participation semble en forte hausse, surtout chez les jeunes.

 

1h00: Pourquoi May a-t-elle convoqué des élections

C'est la question que tout le monde se pose sur Google.

 

0h50: Prudence, les premiers résultats sont différents des sondages sortis des urnes

A Sunderland, les travaillistes ont progressé mais les conservateurs aussi (car UKIP s'écroule), alors que les sondages sortis des urnes prédisaient un recul pour les Tories... Il est possible qu'une participation plus forte que prévue de la jeunesse perturbe les modèles...

0h45: Analyse de l'AFP pour y voir plus clair

Si les conservateurs perdent leur majorité absolue au Parlement britannique, ils auront le choix de former soit un gouvernement minoritaire soit une coalition avec un ou plusieurs autres partis. Dans les deux cas, les négociations pourraient durer jusqu'à plusieurs semaines, ce qui porterait un coup dur au calendrier du Brexit, alors que les négociations avec l'Union européenne devaient commencer dans une dizaine de jours.

 

  • Pour continuer à gouverner, les conservateurs peuvent former un gouvernement dit de minorité. Dans ce cas, ils seraient seuls au pouvoir mais s'assureraient du soutien ponctuel d'autres partis pour faire voter leurs projets au Parlement. Mais en 1974, le gouvernement minoritaire n'avait tenu que quelques mois, avant la tenue de nouvelles élections.
  • Les Tories peuvent également tenter de former une coalition, comme ils l'avaient fait en 2010 lorsqu'ils s'étaient alliés aux centristes europhiles du parti Libéral-démocrate. Une réédition de cette coalition est plus difficile à imaginer cette fois tellement les deux partis divergent sur la question du Brexit.
  • Au cas où les conservateurs échouent à former un gouvernement, de minorité ou de coalition, un autre scénario est théoriquement possible: une alliance entre les travaillistes, le SNP écossais, les libéraux-démocrates, qui comptaient 314 sièges au cumulé dans les projections, avec l'appui éventuel des Verts et de petits partis régionalistes. L'échec des conservateurs et de Theresa May serait alors total.

 

0h25: Le Brexit en danger, selon UKIP (si les projections confirmées, ce qui n'est pas sûr du tout)

Le parti indépendantiste sonne la charge contre May.

 

0h20: Quelles conséquences pour le Brexit?

Excellente question. Si May perd sa majorité absolue, les conservateurs choisiraient sans doute un nouveau leader. Et la pression pourrait monter pour procéder à un "soft Brexit": une solution intermédiaire où le Royaume-Uni conserverait un accès au marché unique en acceptant une libre circulation des personnes et en contribuant au budget de l'UE, mais en étant libéré de certains régulations de Bruxelles. En clair, le Royaume-Uni serait dans une position similaire à la Norvège.

 

0h10: Les travaillistes conservent Newcastle

Et ils progressent, ce qui indiquent que les sondages sortis des urnes sont peut-être corrects.

 

0h05: Les unes des journaux britanniques

Pari raté pour May, le choc des sondages sortis des urnes...et une grande question: qu'est-ce que cela veut dire pour le Brexit, alors que les négociations devaient commencer la semaine prochaine.

 

0h00: Les travaillistes et les verts «retiennent leur respiration»

 

23h50: Le labour gagnerait 32 sigèes à 266

Les travaillistes de Jeremy Corbyn gagnent 32 sièges à 266, selon les projections, ce qui serait une grosse performance.

23h40: Les lib-dem excluent de participer à une coalition

Avec qui que ce soit.

 

23h35: Il manquerait 12 sièges aux Tories pour la majorité

C'est donc assez serré, il va falloir surveiller les résultats définitifs tomber un par un.

23h30: La livre plonge

Face à l'incertitude et à l'éventualité d'un Parlement sans majorité.

 

23h30: Zéro pointé pour UKIP

Le parti pour l'indépendance du Royaume-Uni n'obtiendrait aucun siège, selon les projections. Son ancien homme fort, Nigel Farage, a réagi sur Twitter, estimant que "quel que soit le résultat, les conservateurs ont besoin d'un leader qui croit dans le Brexit". Ça va être un joyeux bazar.

 

23h20: Attention aux projections quand même

La dernière fois, elles donnaient 316 sièges aux conservateurs, qui en avaient finalement gagné 330. Mais dans tous les cas, alors que May cherchait à renforcer sa majorité, c'est raté, et elle pourrait être forcée de démissionner face à un "hung parliament" (sans majorité).

23h00: Les conservateurs perdraient leur majorité absolue (projections) et ce n'est pas gagné pour une coalition

Petit séisme en outre-Manche. Les conservateurs de la Première ministre britannique Theresa May sont en tête des élections législatives mais perdent leur majorité absolue, selon les premières projections publiées à la clôture des bureaux de vote jeudi. Les Tories décrochent 314 sièges, contre 330 dans l'assemblée sortante, tandis que les travaillistes de Jeremy Corbyn gagnent 32 sièges à 266 mandats, selon une estimation Ipsos/MORI. La majorité est à 326, et dans l'immédiat, c'est la grande confusion pour savoir si les Tories ou le Labour pourraient constituer une coalition avec d'autres partis.

 

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