Crise diplomatique dans le Golfe: Le Qatar isolé et accusé de «soutien au terrorisme»

DIPLOMATIE Plusieurs pays ont décidé de rompre leurs relations avec le petit émirat…

N.R. avec AFP

— 

Plusieurs pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) accusent le Qatar – dirigé par l'émir al-Thani (photo) – de soutenir le terrorisme.

Plusieurs pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) accusent le Qatar – dirigé par l'émir al-Thani (photo) – de soutenir le terrorisme. — STRINGER / AFP

  • Plusieurs pays ont annoncé la fermeture de leurs frontières avec Doha.
  • Le pays réplique en dénonçant une volonté de « mise sous tutelle ».

Le Qatar se retrouve en position de fragilité ce lundi. Sur les six pays (dont le Qatar) composant le Conseil de coopération du Golfe, trois d’entre eux – l’Arabie saoudite, Bahreïn et les Emirats arabes unis – ont brusquement annoncé qu’ils cessaient toute relation diplomatique avec Doha.

Une « mise sous tutelle » ?

Puissance régionale, l’Egypte a également décidé de suivre la même voie. Pour justifier cette décision, les pays évoquent le soutien au terrorisme dont serait coupable le Qatar. « Le Qatar accueille divers groupes terroristes pour déstabiliser la région, comme la confrérie des Frères musulmans, Daesh (acronyme en arabe de l’EI) et Al-Qaïda », a accusé un responsable saoudien. L’Arabie saoudite, tout comme l’Egypte, a décidé de fermer toutes ses frontières (terrestre, maritime, aérienne) aux Qataris.

>> Lire aussi : Le Qatar finance-t-il le terrorisme?

Doha a réagi ce lundi matin. Dans un communiqué, le pays dénonce des mesures « injustifiées » et « sans fondement », qui ont « un objectif clair : placer l’Etat (du Qatar) sous tutelle, ce qui marque une violation de sa souveraineté ».

Piratage et diplomatie

Cette crise intervient alors que les autorités qataries ont affirmé la semaine dernière avoir été victime de « hackers » ayant publié sur le site Internet de l’agence de presse officielle QNA de faux propos attribués à l’émir Tamim ben Hamad al-Thani.

Ces propos controversés rompaient avec le consensus régional sur plusieurs sujets sensibles, notamment l’Iran, vu comme un allié stratégique alors qu’il vient d’être accusé par l’Arabie saoudite d’être « le fer de lance du terrorisme ». Ils contenaient aussi des commentaires négatifs sur les relations entre l’administration de Donald Trump et le Qatar, pourtant un proche allié des Etats-Unis.