Attentat de Londres: «La mobilisation de nos forces de sécurité est maximale», déclare Collomb

SECURITE «Nos services portent une attention spéciale à la détection des signaux faibles, indiquant la radicalisation de tel ou tel individu ou le risque d'un passage à l'acte», assure le ministre de l'Intérieur...

M.C. avec AFP

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Gérard Collomb, le 17 mai 2017.

Gérard Collomb, le 17 mai 2017. — AFP

L’attentat de Londres, qui a fait 7 morts et plusieurs dizaines de blessés samedi, « montre une nouvelle fois que la menace reste extrêmement élevée sur notre continent », estime Gérard Collomb dans un entretien au Parisien lundi. « Pour y faire face, la mobilisation de nos forces de sécurité est maximale », assure le ministre de l’Intérieur.

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« Nos services portent une attention spéciale à la détection des signaux faibles, indiquant la radicalisation de tel ou tel individu ou le risque d’un passage à l’acte. Cela est crucial pour prévenir de nouveaux attentats selon le mode opératoire observé à Londres samedi », explique-t-il.

Gérard Collomb signale que la prorogation de l’état d’urgence « pour une durée limitée » doit « permettre d’adopter les mesures législatives qui permettront ensuite d’en sortir. Il s’agit de répondre aux besoins exprimés par les forces de sécurité ».

« Qu’un policier travaille au contact de la population, c’est indispensable »

« Notre logique n’est pas de transposer l’état d’urgence dans le droit commun, mais d’être efficace tout en préservant les libertés de nos concitoyens. Dans un monde où la technologie évolue sans cesse, il est normal que les lois évoluent », souligne Gérard Collomb. Et d’affirmer qu'« aucune disposition ne doit être exclue d’emblée si son utilité pour la protection des Français est avérée ».

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D’autre part, sur la situation à Calais et les migrants encore présents, le ministre annonce l’envoi sur place « aujourd’hui » de « trois unités supplémentaires de forces mobiles, soit plus de 150 policiers et gendarmes, pour renforcer l’action des forces de l’ordre » et explique : « Nous devons d’abord réprimer les atteintes à l’ordre public et lutter contre les filières de passeurs ». Il souhaite ramener les demandes d’asile à « six mois ».

Au sujet de la possible mise en place d’une « police de sécurité quotidienne », le ministre de l’Intérieur déplore que cette « dernière » ait été « caricaturée ». « Le rôle d’un policier, ce n’est effectivement pas d’être baby-sitter. Mais qu’un policier travaille au contact de la population et avec les acteurs sociaux, c’est indispensable, précise-t-il. Mon expérience de maire m’a beaucoup appris. Par ailleurs, nous allons travailler avec le garde des Sceaux pour voir comment alléger les procédures concernant la petite délinquance ».