Merkel juge «quasiment révolue» l'époque «où on pouvait compter les uns sur les autres»

ALLEMAGNE La chancelière allemande s’exprimait au lendemain du G7 et de ses discussions « pas du tout satisfaisantes » avec Donald Trump…

N. Se. avec AFP

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Angela Merkel et Donald Trump au sommet du G7 en Sicile le 26 mai 2017.

Angela Merkel et Donald Trump au sommet du G7 en Sicile le 26 mai 2017. — action p/Shutterstock/SIPA

Petite déprime pour Angela Merkel après la fin du G7. La chancelière allemande a qualifié de « quasiment révolue » l’époque où la confiance prévalait, dans une apparente allusion à la relation entre l’Europe et les Etats-Unis, mise à rude épreuve lors du voyage en Europe du président américain Donald Trump.

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« L’époque où nous pouvions entièrement compter les uns sur les autres est quasiment révolue. C’est mon expérience de ces derniers jours », a dit Mme Merkel lors d’un meeting à Munich, dans le Sud de l’Allemagne. « Nous, Européens, devons prendre notre destin en main », a-t-elle ajouté. « Nous devons nous battre pour notre propre destin », a poursuivi la cheffe du gouvernement allemand, selon qui les relations avec le président français Emmanuel Macron doivent être d’autant plus étroites.

Angela Merkel s’exprimait dans la capitale bavaroise au lendemain d’un sommet du G7 (Allemagne, France, Italie, Japon, Canada, Etats-Unis, Royaume-Uni) à Taormina, en Italie, où l’unité des sept pays parmi les plus riches du monde s’est brisée face à un Donald Trump refusant de s’engager en faveur de l’accord de Paris contre le réchauffement climatique. La chancelière allemande avait d’ailleurs jugé de « pas du tout satisfaisantes » les discussions sur le climat de vendredi et samedi, menées « dans une situation de six contre un ».

Macron et Donald Trump, grands optimistes

Contrairement à Mme Merkel, le président français Emmanuel Macron a affirmé que ces discussions avec M. Trump sur le changement climatique constituaient un « progrès » par rapport à ce qu’on pouvait attendre il y a quelques semaines. Il a même affirmé avoir « bon espoir » que le président américain « confirmera son engagement (sur les accords de Paris), à son rythme ». Donald Trump, de retour à Washington, se montrait même enthousiaste. « Je viens de rentrer d’Europe. Ce voyage a été un grand succès pour les Etats-Unis », a-t-il écrit dimanche sur Twitter.

Alors que cette nouvelle relation américano-allemande était déjà partie du mauvais pied, pour ne rien arranger Donald Trump s’en est pris, lors d’une rencontre avec les dirigeants de l’UE, aux « mauvais » Allemands, à qui il a reproché de vendre trop de voitures aux Etats-Unis. Difficile dans ces conditions pour la chancelière de voir le verre à moitié plein.