PROCHE-ORIENT - Les coupures de courant s’aggravent sur Gaza, totalement bouclée par Israël en représailles aux tirs de roquettes palestiniennes...
Dimanche soir, l’unique centrale électrique de Gaza a arrêté la dernière de ses turbines qui fonctionnait encore, après l’arrêt de son approvisionnement en carburant.
Le territoire, placé sous blocus total par Israël en représailles aux tirs de roquettes palestiniens, s’est retrouvé partiellement plongé dans le noir après la tombée de la nuit.
Les hôpitaux menacés
La fermeture de la dernière turbine «va avoir de très graves conséquences pour les habitants, mais aussi pour le fonctionnement des hôpitaux, des stations de pompage d'eau», a prévenu Rafik Mliha, directeur de la centrale. La centrale, cependant, ne fournit pas l’intégralité de l’électricité consommée à Gaza. Selon des officiels palestiniens et israéliens, Israël continue à fournir une partie du courant consommé dans le territoire.
Au début du mois de décembre, Israël avait réduit l’approvisionnement de Gaza en carburant, obligeant la centrale à diminuer de moitié sa production. Depuis jeudi, Tel-Aviv a cessé les fournitures de carburant, mais aussi de produits alimentaires. Une situation catastrophique pour le territoire qui dépend essentiellement de l’aide extérieure.
A Gaza, les files d’attente s’allongent devant les boulangeries et autres commerces. Les habitants, craignant le rationnement, essaient de stocker des aliments de base, ainsi que des bougies et des piles électriques.
Nouvelles attaques israéliennes
Les délégués permanents auprès de la Ligue arabe doivent se réunir en urgence ce lundi au Caire dans le but de discuter du blocus israélien sur Gaza.
Dimanche, deux nouvelles attaques menées par Israël ont fait deux morts parmi les activistes palestiniens et deux blessés graves, selon le personnel médical et des responsables du Hamas, d’après le journal «Le Monde».
Avec agences Christina Lionnet