George W. Bush a soumis vendredi au Congrès démocrate un plan de relance économique de 140 milliards de dollars. Objectif : enrayer les risques de récession qui menacent l'économie américaine. Retour sur une crise, dont certains craignent qu'elle ne puisse, à terme, peser sur le marché européen.
? Les origines Fin 2006, aux Etats-Unis, défauts de paiement et saisies de logements se multiplient. En cause : les prêts dits « subprimes ». Consentis aux plus modestes à des taux variables, ils subissent des ajustements auxquels ne peuvent faire face nombre de familles. Dès l'été 2007, la crise gagne les marchés financiers. En décembre, alors que le chômage remonte, Bush propose un plan à l'intention des 1,2 million de ménages touchés par la crise du logement.
? Les mesures Dès la fin novembre, la Maison Blanche revoit ses prévisions de croissance à la baisse pour le 1er trimestre 2008, tablant sur 2,7 %, au lieu de 3,1 %. De fait, en janvier 2008, l'inflation dérape, tandis que la consommation faiblit. Les Etats-Unis craignent d'entrer en récession. Proposé au Congrès, le plan de Bush s'appuie essentiellement sur des cadeaux fiscaux à destination des ménages les plus modestes et des entreprises.
? L'étendue Même si elle se concrétise, la crise américaine ne toucherait pas immédiatement la France ? les échanges directs étant trop peu importants, selon des économistes. Reste que certaines banques hexagonales, comme le Crédit agricole et la Société générale ont récemment été affectées par la crise des « subprimes ».
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