(Photo d'illustration) Un père donne le biberon à son bébé.
(Photo d'illustration) Un père donne le biberon à son bébé. - PureStock/SIPA

Du lait végétal à la place du lait maternel. D’après le média 7 sur 7, un couple de Belges, végétariens et propriétaires d’un magasin biologique, est devant la justice après la mort en 2014 de leur nourrisson, nourri entre 3 et 7 mois de lait végétal. Pour le procureur, « cela revient à un refus délibéré de nourriture ».

Jusqu’à 3 mois, le bébé a été normalement nourri, mais la mère explique qu’ensuite les choses se sont compliquées. « J’ai dû arrêter d’allaiter après trois mois car je ne produisais plus assez de lait. Et vu que notre bébé ne réagissait pas bien au lait artificiel traditionnel – il avait des coliques et vomissait – nous avons décidé de plutôt lui donner du lait végétal pour le soulager. Nous avons tout essayé pour trouver une nourriture qui lui convenait. Et nous n’avons à aucun moment réalisé, au cours de cette adaptation alimentaire, que notre enfant avait un problème. »

Le jour de sa mort, le nourrisson de 7 mois ne pesait que 4,3 kg et était dans un état de malnutrition chronique et de déshydratation, d’après l’autopsie.

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Des parents désemparés à l’audience

Déjà parents de deux fillettes, partiellement nourries au lait végétal, le couple belge n’a, d’après leurs dires, pas réalisé ce qui arrivait à leur enfant. Le jour de son décès, ils l’ont emmené consulter un médecin homéopathe, qui les a sommés de le transporter aux urgences. Peine perdue, le bébé est décédé sur le trajet.

La mère, en larmes à l’audience, a déclaré qu’elle nourrissait son bébé « jusqu’à quatre fois par nuit », alternant lait de maïs, de riz, d’avoine, de quinoa ou de sarrasin dans les biberons.

Pour le procureur, Pascal Persoons, « Les parents n’ont rien fait face à son amaigrissement. Ils ont simplement continué encore et encore avec leurs laits végétaux. Un tel comportement doit être poursuivi ». Il a également souligné que l’aversion des parents pour la médecine traditionnelle les avait menés jusqu’au drame et qu’ils étaient donc responsables.

Le jugement doit être rendu le 14 juin.

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