Patron du FBI limogé: Donald Trump dans la tempête

ETATS-UNIS Le président américain dément avoir remercié James Comey à cause de l’enquête de la police fédérale sur une éventuelle collusion de sa campagne avec Moscou...

M.C. avec AFP

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Donald Trump a décidé de bombarder la syrie au-dessus d'une part de gateau

Donald Trump a décidé de bombarder la syrie au-dessus d'une part de gateau — Andrew Harnik/AP/SIPA

Avis de tempête sur la Maison Blanche. Depuis qu’il a limogé le directeur du FBI James Comey, Donald Trump est, encore plus que d’habitude, assailli de critiques. Alors que des élus démocrates et républicains s’interrogent depuis mardi soir sur les motifs et le calendrier du limogeage, le président américain dément avoir remercié James Comey à cause de l’enquête de la police fédérale sur une éventuelle collusion de sa campagne avec Moscou.

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Malgré une mention de l’affaire russe dans la lettre de « licenciement » envoyé par Trump à Comey, la porte-parole de la Maison Blanche Sarah Huckabee Sanders a déclaré que le limogeage n’avait rien à voir avec la Russie et était dû aux « atrocités » et aux « faux pas et erreurs » du directeur lors de l’enquête sur les emails de la candidate démocrate à la présidentielle Hillary Clinton l’an dernier. « Il envisageait de congédier le directeur Comey depuis le jour où il est entré en fonction », a-t-elle déclaré. « Le président ne lui faisait plus confiance depuis des mois. »

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Les démocrates accusés d’hypocrisie

Mercredi matin, Donald Trump a justifié ainsi sa décision : « Il ne faisait pas du bon travail, c’est très simple ». Il reproche au patron du FBI, dont le mandat courait jusqu’en 2023, d’avoir commenté publiquement l’affaire Clinton durant la campagne, contrairement à l’usage au FBI mais à la grande satisfaction, à l’époque, du candidat républicain. Pourquoi, demande en substance la Maison Blanche, les démocrates crient-ils au scandale, alors qu’ils avaient eux-mêmes dénoncé le comportement de James Comey ?

« Maintenant qu’il a été viré, ils font semblant d’être mécontents. Des hypocrites ! », a synthétisé Donald Trump sur Twitter.

Quant au revirement du milliardaire, sa porte-parole a expliqué qu’être candidat était différent d’être président.

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James Comey aurait réclamé des moyens supplémentaires pour l’enquête

Dans une lettre d’adieu à ses collègues, révélée par CNN, James Comey a écrit : « Je pense depuis longtemps qu’un président peut limoger un directeur du FBI pour n’importe quelle raison, ou pour aucune raison du tout. Je ne m’étendrai pas sur la décision ou la manière dont elle a été appliquée. J’espère que vous non plus. C’est fait, et tout ira bien pour moi. »

Entre le président (des Etats-Unis) et le directeur (du FBI), les divergences s’intensifiaient depuis des mois, a fortiori dans les derniers jours, alors que l’enquête du FBI s’accélérait, selon plusieurs médias. James Comey aurait réclamé la semaine dernière au ministère de la Justice des moyens supplémentaires pour l’enquête de ses agents, selon des médias. « Cela rendrait le calendrier du limogeage encore plus suspect », a déclaré Chuck Schumer, chef des démocrates du Sénat.

L’embarras des républicains

L’opposition démocrate réclame la nomination d’un procureur spécial pour superviser l’enquête, ce que la Maison Blanche a jugé « pas nécessaire ». Si de nombreux républicains soutiennent le président, plusieurs ténors ont exprimé leur embarras ou leur mécontentement, notamment John McCain ou le chef de la commission du Renseignement du Sénat, Richard Burr.

Du côté de Moscou, on prenait ses distances avec cette affaire : le limogeage du patron du FBI est « une affaire interne » américaine, a affirmé le Kremlin, disant « espérer que cela n’aura pas d’impact » sur les relations, aujourd’hui exécrables, entre les deux pays.