Les forces de l'ordre thaïlandaises inspectent les débris après l'explosion de 2 bombes près d'un supermarché à Pattani (Thaïlande), qui ont fait blessés, le 9 mai 2017.
Les forces de l'ordre thaïlandaises inspectent les débris après l'explosion de 2 bombes près d'un supermarché à Pattani (Thaïlande), qui ont fait blessés, le 9 mai 2017. - TUWAEDANIYA MERINGING / AFP

Plus de cinquante personnes, dont des enfants, ont été blessées mardi dans l’explosion d’une voiture piégée devant un supermarché dans le sud de la Thaïlande, en proie à une rébellion indépendantiste musulmane, qui relance les hostilités après des mois d’accalmie.

Une première bombe, dissimulée dans une moto garée sur le parking, a explosé en début d’après-midi, semant la panique parmi les clients. « La seconde explosion était une voiture piégée », a précisé à l’AFP Thanongsak Wangsupa, responsable de la police de Pattani.

Un groupe soupçonné d’être à l’origine de la majorité des dernières attaque

La police évoque un bilan total de 51 blessés, dont quatre dans un état grave. Plusieurs enfants figurent parmi les victimes, ce qui a suscité une réaction de l’Unicef qui a jugé « inacceptable » le fait de viser des civils, notamment des enfants. L’attaque s’est produite sur le parking d’un supermarché de la chaîne Big C dans la ville de Pattani, une province secouée par les violences depuis des années, loin des circuits touristiques. La carcasse de la voiture était en cours d’analyse par la police scientifique, sous une pluie battante, selon un photographe de l’AFP sur place.

Depuis 2004, sur les plus de 6.800 personnes tuées, dont une majorité de civils, près de 200 sont des enseignants. Ce conflit oublié de la scène internationale a attiré l’an passé l’attention après une série de bombes en août dans des stations balnéaires de Thaïlande. Les musulmans locaux revendiquent plus d’autonomie pour cette région frontalière de la Malaisie, qui n’a été rattachée à la Thaïlande, majoritairement bouddhiste, qu’au début du XXe siècle. Le groupe Barisan Revolusi Nasional (BRN), apparu après une scission dans les armées rebelles il y a quelques années, est soupçonné d’être derrière la grande majorité des attaques violentes.

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