ETATS-UNIS - Cet Etat est sanctionné par les partis pour avoir avancé la date des élections…
Des primaires bien singulières dans le Michigan. Les électeurs démocrates de cet Etat du nord des Etats-Unis pourront voter mardi lors des élections primaires organisées dans cette région économiquement sinistrée, mais leurs choix seront sans conséquence: aucun délégué ne représentera le Michigan à la convention du parti démocrate prévue cet été.
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Les règles du parti démocrate stipulent en effet qu'aucun Etat, à l'exception du Nevada et de la Caroline du Sud, n'était autorisé à organiser des primaires entre les caucus de l'Iowa et les primaires du New Hampshire (les 3 et 8 janvier derniers) et le
«super Tuesday» («méga-mardi») du 5 février. Le 5 février, des primaires et caucus seront organisés dans une vingtaine d'Etats, dont New York et la Californie.
Le Michigan et la Floride sanctionnés
Deux Etats, le Michigan et la Floride, ont décidé de braver cette règle en organisant leurs primaires respectivement les 15 et 29 janvier.
Parti démocrate et parti républicain ont réagi différemment face à cette fronde. Le parti démocrate a décidé de priver purement et simplement le Michigan de ses 156 délégués et la Floride de ses 210 délégués pour la convention qui désignera formellement le candidat démocrate à la Maison Blanche.
Côté républicain, le parti a décidé de priver le Michigan et la Floride de la moitié de leurs délégués à la convention. Ainsi le Michigan aura 30 délégués (au lieu de 60) et la Floride 57 (au lieu de 114).
Aucun candidat démocrate n'a fait campagne dans le Michigan. Les noms de Barack Obama et John Edwards n'apparaissent même pas sur les bulletins de vote. Les électeurs décidés à voter aux primaires démocrates auront le choix, pour la forme, entre Hillary Clinton et deux candidats marginaux: Dennis Kucinich et Mike Gravel. Sinon, ils pourront voter au sein de la primaire républicaine, histoire de semer le trouble chez leurs adversaires.
Une primaire capitale pour le parti républicain
Côté républicain, la lutte s'annonce serrée entre le sénateur de l'Arizona, John McCain, vainqueur des primaires du New Hampshire, et l'ancien gouverneur du Massachusetts, Mitt Romney. Un troisième homme, l'ancien gouverneur de l'Arkansas, Mike Huckabee, vainqueur des caucus de l'Iowa le 3 janvier, est en embuscade. Son discours aux accents populistes pourrait trouver un écho dans cette région où le taux de chômage est le plus élevé des Etats-Unis.
Mais c'est surtout le résultat de Mitt Romney qui sera examiné à la loupe. Le richissime homme d'affaires mormon a dépensé en vain des millions de dollars, en partie puisés sur sa fortune personnelle, pour remporter l'Iowa ou le New Hampshire. Pour de nombreux observateurs, un nouvel échec dans le Michigan pourrait sonner le glas de ses ambitions présidentielles. Il a rappelé qu'il était né et avait grandi dans le Michigan, un Etat dont son père fut gouverneur dans les années 1960.
Avec agence