Matteo Renzi à Florence, le 30 avril 2017.
Matteo Renzi à Florence, le 30 avril 2017. - Maurizio Degl'Innocenti/AP/SIPA
  • Matteo Renzi avait démissionné en décembre de son poste de chef du gouvernement, après son échec au référendum de la réforme constitutionnelle
  • Il avait aussi quitté mi-février la tête du PD, avec l'objectif d'obtenir une nouvelle légitimité
  • Selon les premières tendances, il a recueilli autour de 70% des voix

Moins de cinq mois après sa démission, Matteo Renzi est de retour à la tête de sa formation politique. L’ancien chef du gouvernement a repris dimanche la tête du Parti démocrate (PD, centre-gauche), au pouvoir en Italie, avec la légitimité d’une primaire ayant mobilisé davantage que prévu.

« C’est une responsabilité extraordinaire, merci de tout cœur à cette communauté de femmes et d’hommes qui croient en l’Italie, en avant ensemble », a lancé le vainqueur, alors que ses deux rivaux le félicitaient pour sa victoire bien avant la fin du dépouillement.

Au total, entre 1,9 et 2 millions de personnes ont voté, selon le PD, ce qui représente un net tassement par rapport aux scrutins précédents qui frôlaient les 3 millions, mais bien moindre que ne le laissait redouter une terne campagne et sans grand enjeu.

« Une sorte de couronnement de Renzi »

Selon les premières tendances, Matteo Renzi a recueilli autour de 70 % des voix, loin devant Andrea Orlando, actuel ministre de la Justice, et Michele Emiliano, gouverneur de la région des Pouilles (sud), considérés comme plus à gauche. Aux primaires de décembre 2013, il avait été élu avec près de 68 % des voix sur plus de 2,8 millions de votants.

« Plus qu’une compétition, nous sommes face à la légitimation, à une sorte de couronnement de Renzi en tant que leader du PD », avait expliqué avant le scrutin Lorenzo De Sio, professeur de Sociologie politique à l’université Luiss de Rome, qui avait fixé le seuil du succès à entre 1,5 et 2 millions de votants.

Prochain objectif, les législatives

« Une histoire toute nouvelle commence », a lancé Matteo Renzi dans son discours de victoire, assurant qu’il n’était pas question de revanche. « Ce n’est pas la seconde période d’un même match, c’est un nouveau match », après avoir cependant de nouveau dressé la liste de ses réussites au gouvernement.

Le prochain objectif ? Les législatives prévues au plus tard début 2018. Selon la presse italienne, il souhaiterait des élections dès l’automne pour tenter de surfer sur la vague pro-européenne qu’il espère en France comme en Allemagne.

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