Corée du Nord: Nouveau tir de missile après un appel américain à contrer la « menace nucléaire »

MONDE Un tir soldé par un échec...

N. Se. avec AFP

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Cette photographie non datée transmise à l'AFP par l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA le 24 mars 2016 montre le tir d'un missile en Corée du Nord

Cette photographie non datée transmise à l'AFP par l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA le 24 mars 2016 montre le tir d'un missile en Corée du Nord — KCNA KCNA VIA KNS

Tir raté, mais nouveau tir quand même. Quelques heures après une réunion exceptionnelle du Conseil de sécurité, «  la Corée du Nord a tiré un type de missile balistique non identifié depuis un site » au nord de Pyongyang, a annoncé le ministère sud-coréen de la Défense.

« Nous soupçonnons que cet essai a été un échec », a indiqué la même source, en précisant que le missile n’a volé que quelques minutes, vers le nord-est, et a seulement atteint l’altitude de 71 km. Le commandement américain pour le Pacifique (Pacom) a confirmé un tir de « missile qui n’a pas quitté le territoire nord-coréen ».
Le président Donald Trump a aussitôt accusé Pyongyang d’avoir « manqué de respect » à la Chine, son principal allié. « Mauvais ! », a tweeté le locataire de la Maison Blanche.

De son côté le Japon a fait « une protestation formelle » auprès du régime de Pyongyang, après avoir réuni son Conseil de sécurité nationale.

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Au moment de ce tir raté, le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson, qui avait présidé la réunion du Conseil de sécurité, venait de quitter New York vendredi soir, après avoir exhorté ses partenaires à contrer une « menace nucléaire » nord-coréenne qui aurait des « conséquences catastrophiques ». Il avait surtout pressé la Chine d’isoler Pyongyang économiquement et diplomatiquement. « La Chine représente 90 % des échanges commerciaux nord-coréens, la Chine a un levier économique sur Pyongyang qui est unique et son rôle est particulièrement important », a insisté M. Tillerson, en présence de son homologue chinois Wang Yi qu’il a vu ensuite en tête-à-tête

Signe de cette urgence pour les Etats-Unis, dont les territoires de Hawaï ou de la côte nord-ouest pourraient être à portée de missiles nord-coréens, le secrétaire d’Etat a affirmé que « la menace d’une attaque nucléaire nord-coréenne sur Séoul ou Tokyo était réelle », voire que le régime communiste pourrait un jour « frapper les Etats-Unis ».
Donald Trump affirmait pourtant mercredi vouloir "ramener Pyongyang sur le chemin du dialogue". Le chemin s'annonce très long...