L'attentat des Champs-Elysées va «probablement aider» Le Pen, selon Trump

PRESIDENTIELLE Le président américain a toutefois pris soin de ne pas officiellement apporter son soutien à la candidate du Front national...

20 Minutes avec AFP

— 

Donald Trump devant la Maison blanche le 18 avril 2017.

Donald Trump devant la Maison blanche le 18 avril 2017. — Carolyn Kaster/AP/SIPA

Donald Trump entretient le flou. Vendredi, le président américain a prédit que l’attentat contre des policiers sur les Champs-Elysées, jeudi, allait « probablement aider » Marine Le Pen. Dans une interview à AP, il a toutefois précisé qu’il n’apportait pas un soutien officiel à la candidate du Front national.

Selon Trump, Marine Le Pen va être boostée car « c’est la plus ferme sur les frontières et la plus ferme sur les événements récents en France ». Après l’attaque, il avait déjà spéculé sur ses conséquences, tweetant : « Une autre attaque terroriste à Paris. Le peuple français n’acceptera pas cela très longtemps. Cela aura un gros effet sur l’élection présidentielle ».

Le chaud et le froid

En novembre, Marine Le Pen avait été l’une des premières à féliciter Donald Trump pour son élection. Et si elle a parfois pris ses distances avec ce dernier, sur la Syrie par exemple, elle a loué son « volontarisme » en matière de protectionnisme.

Donald Trump, avait, jusqu’ici, pris soin de ne pas s’exprimer directement à son sujet. En janvier, alors qu’elle s’était ostensiblement affichée dans le hall de la Trump Tower à New York, l’équipe du milliardaire avait clairement signifié qu’aucun rendez-vous n’était prévu.

Mais, au-delà du cas particulier de la France, il entretient l’idée que son accession au pouvoir marque le début d’une nouvelle ère et qu’elle sera suivie d’autres surprises électorales majeures ; il y a quelques semaines, il pronostiquait que d’autres pays quitteraient l’Union européenne. « J’ai prédit beaucoup de choses (…) J’ai dit, + le Brexit va avoir lieu +, et tout le monde a ri, et le Brexit a eu lieu », affirmait-il fin mars, même si ses déclarations à la veille du scrutin étaient pour le moins évasives.

Obama et Macron

Son intervention à deux jours du premier tour d’une élection présidentielle française extraordinairement indécise, intervient aussi 24 heures après celle de… son prédécesseur Barack Obama. Ce dernier s’est entretenu par téléphone avec le candidat centriste Emmanuel Macron, placé en tête des sondages de ce premier tour avec Marine Le Pen.

Sans apporter officiellement son soutien à Emmanuel Macron, l’ex-président démocrate a clairement décidé de lui donner un coup de pouce, savamment mis en scène par le candidat du mouvement « En Marche » qui a diffusé un extrait vidéo de l’appel sur Twitter.