Oscar Munoz, patron de United Airlines, à Washington le 9 février 2017.
Oscar Munoz, patron de United Airlines, à Washington le 9 février 2017. - SAUL LOEB / AFP

United Airlines a trouvé un « coupable » à l'affaire du passager débarqué de force début avril sur l’un de ses avions et la punition suite à ce tollé médiatique ne s’est pas fait attendre.
La compagnie aérienne américaine a annoncé vendredi limiter les pouvoirs de son propre patron. Il n’endossera pas la casquette de président du conseil d’administration comme initialement prévu et sa rémunération en 2017 sera liée à la satisfaction des passagers et de ses clients.

En 2016, Oscar Munoz a touché 18,72 millions de dollars, soit plus du triple des 5,8 millions engrangés en 2015. Ces émoluments étaient constitués en grande partie de stocks-options et d’un bonus de 6,8 millions de dollars, a détaillé United. Désormais, outre la performance financière de la société et de l’évolution du cours boursier, sa rémunération dépendra également du contentement des clients.

Problème de communication

La communication d’Oscar Munoz, qui avait pourtant reçu en mars le prix du « meilleur communicant » 2016 décerné par une association, a été très critiquée après l’apparition des premières vidéos de l’expulsion. Le dirigeant avait fait le choix dans un premier temps de ne pas s’excuser auprès du passager, le qualifiant de « perturbateur et d’agressif » dans un courriel adressé aux salariés d’United. Face à la polémique et au plongeon de l’action en Bourse, il avait finalement fait marche arrière pour finalement s’excuser.

>> A lire aussi : VIDEO. Etats-Unis: Parti se marier au Costa Rica, un couple d'Américains est expulsé d'un vol United Airlines

Des excuses tardives qui n’empêcheront pas le passager, David Dao, un médecin Américain d’origine vietnamienne de 69 ans, de poursuivre United Airlines en justice.

Mots-clés :