L'ex-présidente Park Geun-Hye lors de son audition par la justice, le 30 mars 2017.
L'ex-présidente Park Geun-Hye lors de son audition par la justice, le 30 mars 2017. - Song Kyong-Seok/AP/SIPA

C’est un nouveau pas vers le jugement de l’ex-présidente de Corée du Sud. Park Geun-Hye a été formellement inculpée pour corruption dans l’enquête sur le retentissant scandale qui a précipité sa destitution.

« Nous avons formellement inculpé Mme Park (…) de nombreux chefs parmi lesquels abus de pouvoir, coercition, corruption et divulgation de secrets d’Etat », ont déclaré les enquêteurs à l’issue de leurs investigations. L’ex-chef de l’Etat, qui a été placée en détention fin mars, est également poursuivie pour abus de pouvoir et pour avoir divulgué des secrets d’Etat.

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Arrestation du président du groupe Lotte

L’affaire est centrée sur l’ex-confidente de l’ombre de la présidente Park, Choi Soon-Sil, qui est actuellement jugée pour avoir profité de ses entrées pour contraindre de grands groupes du pays à verser près de 70 millions de dollars à deux fondations qu’elle contrôlait, des sommes dont elle aurait fait un usage personnel.

L’ex-présidente est soupçonnée de collusion avec son amie de 40 ans, et accusée notamment d’avoir octroyé des faveurs politiques aux capitaines d’industrie qui s’étaient montrés généreux envers elle, y compris l’héritier de Samsung, Lee Jae-Yong, lui aussi détenu. Le ministère public a également annoncé lundi l’inculpation du président du groupe Lotte, le cinquième conglomérat du pays, Shin Dong-Bin, qui est accusé d’avoir corrompu l'ex-présidente et sa confidente.

La destitution de Park Geun-Hye a été votée le 9 décembre par l’Assemblée nationale et validée le 10 mars par la Cour constitutionnelle, permettant du même coup la levée de son immunité présidentielle, son audition et son placement en détention provisoire.

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