Référendum en Turquie: Après le résultat serré, l'UE demande à Erdogan de trouver un consensus

VOTE Les relations restent tendues entre l'Union européenne et le président Erdogan après sa victoire...

20 Minutes avec AFP

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Le président Recep Tayyip Erdogan célèbre la victoire du

Le président Recep Tayyip Erdogan célèbre la victoire du — Lefteris Pitarakis/AP/SIPA

Après la victoire du « oui » au référendum, qui permet au président turc d’étendre ses pouvoirs, l’Union européenne a appelé ce dimanche le gouvernement turc à rechercher un consensus.

Dans un communiqué commun, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission et Federica Mogherini, la cheffe de la diplomatie européenne demandent à Recep Tayyip Erdogan de rechercher le « consensus le plus large possible », au vu du « résultat serré du référendum et des implications profondes des amendements constitutionnels ».

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La chancelière Angela Merkel a également appelé le président Erdogan à «un dialogue respectueux» en Turquie après le référendum.

Le président Erdogan a placé les relations avec l’UE au cœur de la campagne, critiquant Bruxelles pour l’absence de progrès dans les discussions en vue de l’intégration de la Turquie et usant du qualificatif de «  nazi » à l’égard de l’Allemagne et des Pays-Bas, qui ont interdit les meetings électoraux aux communautés turques sur leur territoire.

Validation du vote

Les responsables européens mettent l’adhésion de la Turquie dans l’Union européenne dans la balance. « Les amendements constitutionnels, et particulièrement leur application concrète, seront évalués à la lumière des obligations de la Turquie en tant que candidate à l’Union européenne et en tant que membre du Conseil de l’Europe », ajoute le communiqué. Les dirigeants déclarent également attendre une validation des observateurs internationaux sur la validité du scrutin.

Benoît Hamon s’est prononcé ce lundi, si le résultat du référendum turc est confirmé, pour « une désescalade » dans les relations entre la Turquie et l’Union européenne.

Le Conseil de l’Europe, qui comprend les 28 membres de l’Union européenne et la plupart des autres pays européens, suivra également l’évolution des droits de l’homme, autre sujet conflictuel avec la Turquie, l’UE ayant signifié à plusieurs reprises à Ankara son inquiétude sur les purges massives déclenchées par le président Erdogan après le coup d’État manqué de juillet.