Des femmes arrivent avec leurs enfants dans une clinique mobile au Soudan du Sud, les 8 février 2017.
Des femmes arrivent avec leurs enfants dans une clinique mobile au Soudan du Sud, les 8 février 2017. - Unicef

La faim menace des familles entières dans la Corne de l’Afrique , mais aussi au Yémen. Ces dernières semaines, les ONG et organismes multiplient les appels aux dons, brandissant le risque d’un nombre de morts « massif », comme l’a rappelé le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) mardi. Quelque 20 millions de personnes sont en effet menacées par la famine, qui n'a pour l'instant été officiellement déclarée qu'au Soudan du Sud, où elle touche 100 000 personnes.

Pour leur venir en aide, l’ONU réclame 4,4 milliards de dollars aux pays donateurs. Mais pour l’instant, seulement 21% de la somme ont été réunis. Pour éveiller les consciences, un « appel humanitaire de Berlin » a été lancé mercredi 12 avril par les ministères allemands des Affaires étrangères et du Développement ainsi qu’une floppée d’organisations internationales, comme le CICR et le HCR.

Les conflits armés et la sécheresse sont les principales causes de malnutrition. Dans la région du lac Tchad ainsi qu’au Nigeria, les populations subissent les exactions du groupe terroriste Boko Haram. Le nouveau président somalien, Mohamed Abdullahi Mohamed, a quant à lui décrété en février dernier, « catastrophe nationale » la grave sécheresse qui ravage son pays. « Nous sommes confrontés à la plus grave crise humanitaire depuis la création de l’ONU », a martelé Stephen O’Brien, le secrétaire général adjoint de l’ONU.

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