Le siège de Barclays le 3 juillet 2012 à Londres
Le siège de Barclays le 3 juillet 2012 à Londres - CARL COURT AFP

Une enquête a été ouverte par le gendarme financier du Royaume-Uni (Financial Conduct Authority) et par le régulateur bancaire (Prudential Regulation Authority) après que Barclays a tenté d’identifier un lanceur d’alerte au sein de son groupe.

L’enquête vise la banque britannique mais également son directeur général Jes Staley. Dans le détail, il leur est reproché d’avoir tenté de retrouver l’identité de l’auteur d’une lettre envoyée en juin 2016. Cette dernière faisait part d’inquiétudes « de nature personnelle » concernant un cadre de Barclays qui venait d’être recruté.

« J’ai présenté mes excuses au conseil d’administration de Barclays »

Pour sa défense, la banque, en l’occurrence le conseil d’administration, explique que Jes Staley ignorait que la loi britannique ne l’autorisait pas à retrouver l’identité d’un lanceur d’alerte. Elle ajoute que ce dernier n’a d’ailleurs pas été identifié.

« J’ai présenté mes excuses au conseil d’administration de Barclays et accepté ses conclusions selon lesquelles mes actions personnelles dans cette affaire constituaient des erreurs de ma part. J’accepterai aussi la sanction qui semblera appropriée », a expliqué le directeur général, cité dans un communiqué.

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Jes Staley, figure emblématique de la finance mondiale

Et alors que le code de conduite de la banque britannique incite ses employés à signaler toute pratique qui leur sembleraient inappropriés (en leur garantissant l’anonymat), Barclays vient de décider de procéder à un ajustement « très significatif » dans la rémunération variable de Jes Staley. La société devrait en donner le montant précis une fois les enquêtes conclues.

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Le patron américain de Barclays, ancien de JPMorgan et figure emblématique de la finance mondiale, a touché au total 4,2 millions de livres (4,9 millions d’euros) au titre de l’année 2016, dont 1,3 million de bonus. Dans le cadre de « l’affaire du lanceur d’alerte », Jes Staley s’est également vu adresser un blâme écrit.

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