Coulée de boue en Colombie: Le bilan s'alourdit et passe à 290 morts

CATASTROPHE NATURELLE Selon les autorités judiciaires, une enquête a été ouverte pour déterminer quelles mesures « préventives ou correctives » auraient du être prises pour éviter la catastrophe...

20 Minutes avec AFP

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290 personnes au moins ont péri et 332 autres ont été blessées par la coulée de boue qui a dévasté la ville amazonienne de Mocoa

290 personnes au moins ont péri et 332 autres ont été blessées par la coulée de boue qui a dévasté la ville amazonienne de Mocoa — LUIS ROBAYO / AFP

Le bilan de la coulée de boue qui a dévasté la ville amazonienne de Mocoa, dans le sud de la Colombie, s’est alourdit. Au moins 290 personnes ont péri et 332 autres ont été blessées, selon un nouveau bilan officiel ce mercredi. L’Institut de médecine légale a indiqué que 186 cadavres ont déjà été identifiés.

Pas moins de 45.000 habitants affectés

Un précédent bilan donné lundi soir par le président colombien Juan Manuel Santos faisait état de 273 morts et 262 blessés .« Nos soldats et la police se sont comportés en héros à Mocoa. Je vous remercie pour votre engagement pour cette cause qui unit les Colombiens », a déclaré sur Twitter le président.

Selon le ministre de la Défense Luis Carlos Villegas, chargé de la reconstruction à Mocoa, 2.800 personnes environ, soit 500 à 600 familles, ont été hébergées dans cinq centres. Mais la coulée de boue a affecté au total quelque 45.000 habitants selon la Croix-Rouge qui faisait également état lundi de 220 disparus. L’agglomération de Mocoa compte environ 70.000 habitants, selon la gouverneure du Putumayo Sorrel Aroca.

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Les quartiers les plus affectés par la coulée de boue sont peuplés de déshérités chassés de chez eux par la guerre qui s’est poursuivie pendant des décennies entre Bogota et la guérilla.

Une enquête ouverte

Selon les autorités judiciaires, une enquête a été ouverte pour déterminer quelles mesures « préventives ou correctives » auraient du être prises pour éviter la catastrophe. Le pillage est devenu un problème dans certains secteurs de la ville.

Des personnalités locales ont pressé le gouvernement de déployer davantage d’effectifs policiers et militaires pour sécuriser le secteur et prévenir les actes de pillage des maisons abandonnées. « Ce que la boue n’a pas dispersé, les voleurs l’ont fait », s’est lamenté devant l’AFP Juan Luis Hernandez, 33 ans, un résident du quartier de San Miguel.