Illustration Poisson d'avril.
Illustration Poisson d'avril. - Charlotte Gonthier/20 Minutes

Des journaux suédois et norvégiens ont annoncé qu’ils renonçaient à publier à partir de cette année des poissons d’avril, se refusant à ajouter à la confusion des fausses informations (« fake news »).

Crédibilité et confiance dans les médias à l’origine de cette décision

« Sachant la facilité avec laquelle les fausses nouvelles se répandent, je ne veux pas voir la marque Smålandsposten entachée par une histoire potentiellement virale et fausse », a écrit dans un éditorial le rédacteur en chef du quotidien suédois Smålandsposten, Magnus Karlsson. « Nous travaillons comme je l’ai dit sur des informations authentiques. Y compris le 1er avril », a-t-il ajouté.

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Selon l’agence de presse TT, c’est aussi le cas en Suède des journaux du groupe Hallpressen (Jönköpings-Posten, Värnamo Nyheter, etc.), du Västerbottens-Kuriren et de Dalarnas Tidningar. « On va l’écrire dans l’édition de demain (samedi). On en a parlé au sein de la rédaction, on y a beaucoup réfléchi, et c’est la décision qu’on a prise », a expliqué à l’AFP vendredi le rédacteur en chef du Jönköpings-Posten, Erik Berger.

« On a eu l’impression, voyant le débat et les discussions autour de la crédibilité des médias, s’ajoutant aux fausses infos, qu’on ne veut plus faire ça cette année », a affirmé à TT celui du Västerbottens-Kuriren, Ingvar Näslund.

Les quotidiens régionaux vont suivre

En Norvège, les plus grands médias nationaux (la radiotélévision publique NRK et les journaux Aftenposten, VG et Dagbladet) ont déjà abandonné cette vieille tradition depuis plusieurs années.

« Dans le climat dans lequel nous sommes, avec de fausses nouvelles qui se répandent, ce serait une erreur de notre part, nous qui vivons de notre crédibilité, de donner de fausses infos jusque parce que le calendrier dit qu’on est le 1er avril », a déclaré le rédacteur en chef de Bergens Tidende, Øyulf Hjertenes. « Je pense que nous devons faire attention avec l’idée de tromper les gens (…) Ce qui est écrit dans Drammens Tidende doit être vrai », a affirmé pour sa part sa consœur de Drammens Tidende, Kristin Monstad.

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