Etats-Unis: L'ex-conseiller Michael Flynn réclame l'immunité pour témoigner

MONDE L'avocat de Micheal Flynn dénonce « une chasse aux sorcières »...

P.B. avec AFP

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Michael Flynn, conseiller de Donald Trump sur la sécurité intérieure a démissionné lundi 13 février 2017 seulement quatre jours après son entrée en fonction.

Michael Flynn, conseiller de Donald Trump sur la sécurité intérieure a démissionné lundi 13 février 2017 seulement quatre jours après son entrée en fonction. — AFP

A-t-il des choses à se reprocher ? L’ex-conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, Michael Flynn, a proposé au FBI et aux parlementaires enquêtant sur les liens de proches du président américain avec la Russie d’être entendu en échange d’une immunité, a rapporté jeudi soir le Wall Street Journal. En janvier, il avait été contraint de démissionner après avoir omis de divulguer des contacts non-autorisés avec l’ambassadeur russe Sergey Kislyak.

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Cette offre, étendue à travers son avocat à la police fédérale américaine (FBI) ainsi qu’aux deux commissions d’enquête de la Chambre des représentants et du Sénat, n’a pas pour l’instant été acceptée, précise le journal américain sur son site, en s’appuyant sur plusieurs responsables officiels anonymes proches de l’affaire.

Son avocat veut des « assurances »

Dans une lettre rendue publique, son avocat ne confirme pas l’information mais sous-entend que son client ne témoignera qu’en cas d’accord : « Michael Flynn a des choses à raconter, si les circonstances le permettent […] Aucune personne raisonnable ne se soumettrait à un interrogatoire dans un tel environnement de chasse aux sorcières sans l’assurance de ne pas être injustement poursuivi. »

Ancien directeur du renseignement militaire écarté par Barack Obama puis recruté par Donald Trump, Michael Flynn avait été nommé conseiller à la sécurité nationale en novembre dernier après avoir conseillé le milliardaire pendant sa campagne.

Il a été forcé de démissionner le 13 février, après la révélation de contacts répétés avec l’ambassadeur russe aux Etats-Unis alors même que l’administration Obama imposait des sanctions contre Moscou.

Des enquêtes parlementaires et du FBI s’intéressent à l’ingérence russe dans la campagne présidentielle de 2016, et notamment à d’éventuelles collusions entre l’entourage de Donald Trump et des responsables russes, ce que le président américain dément.