La police burundaise interrogeait mercredi «cinq suspects» après le meurtre lundi d'une volontaire française de l'organisation humanitaire Action contre la faim (ACF) dans l'est du Burundi, a annoncé mercredi le gouvernement à Bujumbura.
Vers la thèse d'un «règlement de comptes»
Mardi, le porte-parole de la police avait fait état à l'AFP d'un seul assaillant. «Depuis ce matin, on a arrêté cinq suspects, dont un chauffeur qui travaille pour ACF et d'anciens employés locaux de cette ONG qui avaient juré de se venger lorsqu'ils avaient été chassés», a expliqué à l'AFP un officier de police qui a requis l'anonymat.
«Nous penchons de plus en plus vers la thèse d'un règlement de comptes (...) Tous les éléments que nous avons nous indiquent que le ou les meurtriers n'avaient d'autre but que de tuer», a-t-il ajouté.
Action contre la Faim a rendu hommage mercredi à Agnès, originaire de Saône-et-Loire, dont c'était la première mission humanitaire. «L'engagement et la solidarité étaient innés chez elle», a souligné l'association, citant son père: «Son truc c'était d'aider les autres, et c'est d'ailleurs une histoire familiale.»Agnès était arrivée en juillet 2007 sur place et »était particulièrement bien intégrée dans la mission», relève ACF dont les équipes "partout dans le monde tiennent à faire part de leurs plus sincères condoléances à la famille et aux amis» de la victime.