Corée du sud: Le parquet requiert l'arrestation de l'ex-présidente

ARRESTATION L’ex-présidente ne bénéficie plus de son immunité parlementaire depuis le début du mois…

20 Minutes avec AFP

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Un manifestant porte un masque à l'image de Park Geun-hye, lors d'une manifestation réclamant son arrestation le 27 mars 2017.

Un manifestant porte un masque à l'image de Park Geun-hye, lors d'une manifestation réclamant son arrestation le 27 mars 2017. — Ahn Young-joon/AP/SIPA

Le parquet sud-coréen a demandé l’arrestation de l’ancienne présidente Park Geun-Hye, quelques jours après son audition marathon dans le retentissant scandale de corruption et de trafic d’influence qui a précipité sa disgrâce. La présidente, âgée de 65 ans, a vu sa destitution confirmée début mars, après des mois d’enquête et de révélations qui ont entraîné des manifestations monstre dans le pays pour exiger des poursuites à son encontre.

Souvenez-vous : l’affaire est centrée sur l’ex-confidente de l’ombre de Park Geun-Hye, Choi Soon-Sil, jugée pour avoir profité de sa proximité avec l’ex-chef de l’Etat afin de soutirer des dizaines de millions de dollars aux grands conglomérats du pays, dont Samsung. Dans ce scandale, l’ex-présidente est notamment accusée d’avoir été la complice de sa sulfureuse amie.

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Perte d’immunité

« L’accusée a abusé de ses énormes pouvoirs et de son statut de présidente pour recevoir des pots-de-vin des entreprises, ou pour violer les principes de la liberté de gestion des entreprises, et a fait fuiter des informations confidentielles importantes sur des affaires d’Etat », a affirmé lundi le parquet sud-coréen dans un communiqué. « Ce sont des sujets graves », ajoute le parquet.

Pour justifier la demande de mandat d’arrêt, le procureur a ajouté que « beaucoup de preuves ont été rassemblées, mais l’accusée rejette les accusations », entraînant un risque de destruction de ces preuves.

Si le tribunal du district central de Séoul accepte la requête du parquet, Park Geun-Hye deviendra le troisième ancien chef de l’Etat à être arrêté dans une affaire de corruption en Corée du Sud. En décembre, le tribunal a voté la destitution de la présidente, une décision confirmée début mars, ce qui a eu pour conséquence de lever son immunité et de permettre qu’elle soit entendue la semaine dernière.