Qu’est-ce qui retarde la libération des otages en Colombie?

1 contribution
Publié le 31 décembre 2007.

FARC - Difficultés logistiques ou stratégie délibérée...

Difficultés logistiques ou stratégie délibérée: le retard pris dans la libération des trois otages de la guérilla des Farc prête aux spéculations en Colombie. L'opération de leur récupération dans la forêt colombienne a été maintes fois reportée depuis l'arrivée des premiers hélicoptères du Comité international de la Croix Rouge (CICR), immobilisés depuis vendredi à l'aéroport de Villavicencio, à 100 km au sud-est de Bogota.

L’endroit toujours inconnu

Le coordonnateur général de la mission, Ramon Rodriguez Chacin, auquel la guérilla doit fournir le lieu de rendez-vous pour la remise de ses prisonniers, a admis qu'il ne savait toujours pas «où est l'endroit».

«Ne perdons pas de vue (...) que le jour où nous aurons les coordonnées en Colombie, il pourra s'agir d'un héliport, et quand nous arriverons sur place, pour raison de sécurité, ils en fixeront un second ou un troisième», a-t-il averti. «Peut-être dans le troisième aéroport, ils nous diront qu'il faut marcher pendant un kilomètre, ou 500 mètres. Ce sont des mesures de sécurité qui sont compréhensibles», a-t-il ajouté.

Hugo Chavez avait aussi mis en garde la guérilla marxiste contre de possibles «opérations de harcèlement», à travers l'«appareil technologique» des Etats-Unis au-dessus de la forêt colombienne, évoquant des avions espions. Une hypothèse écartée par Bogota. Le président vénézuélien a laissé planer la menace d'un éventuel échec si l’opération était retardée trop longtemps.

Un retard qui pourrait aussi correspondre à une stratégie déjà employée par les Farc. «Les organisations qui restent en confrontation avec l'Etat comme les Farc ou l'ELN (Armée de libération nationale, seconde guérilla du pays d'obédience guévariste) ont leur propre logique et gestion du temps», selon Ana Teresa Bernal, membre de la Commission nationale de réparation et réconciliation, qui s'occupe des victimes du conflit colombien.

Onze otages tués en septembre

Un exemple récent est encore dans les mémoires. En septembre dernier, la guérilla avait attendu cinq jours pour remettre au CICR les cadavres de onze otages, des députés provinciaux, tués dans des circonstances controversées, éprouvant les nerfs des familles.
Avec agence
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
Photo Caméscope
199 €
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr