COLOMBIE - Elle a été libérée jeudi par la guerilla...
Capturée il y a six ans et quatre mois, Consuelo Gonzalez, 57 ans,
l'une des deux otages des Farc libérée le 10 janvier 2008 lors d'une mission menée par la Croix Rouge en Colombie, était l'un des six anciens parlementaires aux mains de la guérilla.
Enlevée le 10 septembre 2001
Huit membres d'une unité d'élite des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) avait enlevé cette élue le 10 septembre 2001, sur une route du département de Huila, à 325 km au sud de Bogota.
Le commando avait intercepté sa voiture alors qu'elle circulait entre les villes de Pitalito, où elle résidait, et de Neiva, la capitale de Huila. Il l'avait ensuite conduite jusqu'à une zone alors démilitarisée pour s'y réfugier.
Membre du parti libéral colombien à Neiva, Consuelo Gonzalez avait été élue en 1998 pour un second mandat à la Chambre des représentants.
A cette époque, le gouvernement du président Andres Pastrana (1998-2002) tentait de difficiles négociations avec les Farc, principale guérilla du pays, qui échoueront en 2002.
Le dernier signe de son existence remontait au mois d'août 2003.
C'était une simple signature qui figurait, avec celles de quatre autres personnalités politiques retenues en otages, au bas d'une lettre de pétition adressée à l'Organisation des Nations unies (ONU) plaidant pour leur remise en liberté.
Consuelo Gonzalez ne reverra jamais son époux, Jairo Perdomo, entrepreneur et parlementaire comme elle, décédé d'une crise cardiaque en 2005.
Avec agence