Des policiers devant le siège parisien du FMI, le 16 mars 2017.
Des policiers devant le siège parisien du FMI, le 16 mars 2017. - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

La « Conspiration des cellules de feu », qui a revendiqué jeudi l’envoi d’un colis piégé au ministère allemand des Finances et pourrait être derrière celui qui a blessé une employée du FMI à Paris, s’inscrit dans la mouvance anarchiste et d’extrême gauche toujours active en Grèce.

Ce mode opératoire est leur signature. Fin 2010, la Conspiration des cellules de feu avait mis l’Europe en état d’alerte avec une série d’envois de colis piégés, notamment aux dirigeants européens Angela Merkel, Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi, ou à José Manuel Barroso, le président à l’époque de la Commission européenne. Ces colis n’avaient pas fait de victimes.

La Conspiration avait également envoyé des colis piégés à d’autres institutions et ambassades européennes, mais la plupart avaient pu être interceptés à l’aéroport d’Athènes. Ils contenaient généralement des livres évidés et remplis d’une poudre provenant de pétards.

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De très jeunes gens radicalisés

Le groupe a fait son apparition en 2008 après des troubles urbains provoqués par la mort d’un adolescent tué par la police. Plusieurs attentats avaient été revendiqués par la Conspiration, visant la résidence d’un procureur, le tribunal de Salonique ou le Parlement en janvier 2010.

En 2011, plusieurs de ses membres ont été arrêtés dont une dizaine de très jeunes gens, et ont été condamnés pour « participation à une organisation criminelle » à de lourdes peines de prison. Le groupe a cependant annoncé « son retour » en 2014. Depuis, ils ont signé des actions sporadiques, sans faire de victimes, dont une attaque contre les locaux du parti socialiste grec Pasok, alors au pouvoir dans un gouvernement de coalition.

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La police estimait à l’époque que la Conspiration fédérait des franges radicalisées de la jeunesse grecque, face à la grave crise sociale et économique vécue par le pays. Le dernier acte en date de la Conspiration était un attentat à l’engin explosif contre le domicile athénien d’une magistrate du parquet, en octobre 2016. La Conspiration fait partie de la mouvance anarchiste, toujours active en Grèce.

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