VIDEO. Pays-Bas: Les libéraux du Premier ministre en tête devant trois partis à égalité

ELECTIONS LEGISLATIVES Le parti libéral de Mark Rutte devance notamment le Parti pour la liberté du député (PVV) anti-islam de Geert Wilders...

20 Minutes avec AFP

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Les partisans du Premier ministre sortant Mark Rutte fêtent la victoire annoncée aux législatives néerlandaises, le 15 mars 2017.

Les partisans du Premier ministre sortant Mark Rutte fêtent la victoire annoncée aux législatives néerlandaises, le 15 mars 2017. — Patrick Post/AP/SIPA

Souvent comparé à Donald Trump, le député néerlandais anti-islam Geert Wilders, dont le «Parti pour la liberté» a longtemps dominé les sondages, a échoué mercredi à battre les libéraux du Premier ministre Mark Rutte.

Après avoir été crédité de 36 sièges, Geert Wilders a remporté 19 sièges aux législatives aux Pays-Bas, selon les sondages à la sortie des urnes. Ce score ne lui permet pas de conquérir le pouvoir comme l'a fait, il y a quatre mois, Donald Trump auquel il est souvent comparé. Selon des résultats temporaires compilés par l'agence de presse néerlandaise ANP, sur la base de 54,8% des voix, le VVD de Mark Rutte remporterait lui 32 sièges sur les 150 de la chambre basse du parlement néerlandais.

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Geert Wilders promettait d'interdire l'accès des Pays-Bas aux immigrants musulmans

Au cours d'une campagne marquée par les questions d'identité, Mark Rutte, tout comme les leaders de certains autres partis, avait pourtant intégré quelques éléments auparavant réservés à son rival, invitant par exemple ceux qui ne respectent pas les valeurs néerlandaises à quitter ce pays de 17 millions d'habitants.

Dans son programme politique succinct, Geert Wilders promettait d'interdire l'accès des Pays-Bas aux immigrants musulmans, d'interdire la vente du Coran et de fermer les mosquées, dans un pays dont la population compte environ 5% de musulmans.

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Crédité de 36 sièges il y a quelques mois, son Parti pour la liberté (PVV) était doucement retombé dans les sondages à l'approche des élections. Ce n'est pas la première fois que l'élu à la chevelure péroxydée, qui avait obtenu son meilleur résultat en 2010 avec 24 sièges, voit son score dégringoler entre les prédictions des sondages et le résultat du scrutin.

La formation du prochain gouvernement pourrait prendre des mois

Les chrétiens-démocrates du CDA et les progressistes de D66 auraient aussi remporté 19 sièges chacun, tandis que les travaillistes du PvdA, partenaires de la coalition sortante, auraient eux enregistré une défaite historique, passant de 38 députés à 9 seulement. Les écologistes de GroenLinks, menés par le jeune et charismatique Jesse Klaver, ont par contre quadruplé leur score avec 16 sièges de députés.

Le système électoral néerlandais à la proportionnelle presque intégrale oblige à créer des coalitions et dans un paysage aussi fragmenté la formation du prochain gouvernement pourrait prendre des mois. Le record actuel est de 208 jours.

Les chrétiens, les protestants rigoristes et les écologistes pourraient peser

Le CDA et D66 sont des partenaires naturels pour les libéraux, mais une telle coalition aurait besoin d'un parti supplémentaire pour obtenir la majorité de 76 sièges. Les regards se portent vers les chrétiens (CU, 6 sièges) et les protestants rigoristes du SGP (3 sièges), mais les écologistes pourraient également jouer un rôle important.

Le scrutin a été marqué par une participation massive: 81% des 12,9 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes, selon l'Institut de sondage Ipsos. Aux dernières élections en 2010 et 2012, ces taux étaient de 74,6% et 75,3%.