Le Premier ministre Mark Rutte et le populiste Geert Wilders, tous deux candidats aux élections législatives au Pays-Bas, discutent avant le débat diffusé à la télévision, le 13 mars 2017.
Le Premier ministre Mark Rutte et le populiste Geert Wilders, tous deux candidats aux élections législatives au Pays-Bas, discutent avant le débat diffusé à la télévision, le 13 mars 2017. - Yves Herman

Les électeurs néerlandais vont-ils placer l’extrême droite eurosceptique, anti-immigration et anti-islam en tête du scrutin ? Petit pays de 17 millions d’habitants, les Pays-Bas organisent ce mercredi sur fond d’une crise diplomatique sans précédent avec Ankara, des législatives aux enjeux cruciaux. Les bureaux de vote ont ouvert ce mercredi matin pour les quelque 12,9 millions d’électeurs.

Il s’agit du premier scrutin d’une série de votes dans l’Union européenne qui pourrait métamorphoser le paysage politique européen.

L’énigme Geert Wilders

Après les victoires surprises du « oui » au référendum sur le Brexit et de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine, le député d’extrême droite Geert Wilders est l’énigme de ce scrutin-baromètre, lui qui pourrait enregistrer son plus haut score jusqu’à présent.

Le match principal voit s’affronter le Parti pour la Liberté (PVV) de Geert Wilders et le Parti populaire libéral et démocrate (VVD) du Premier ministre Mark Rutte. Autour, gravite une myriade de partis moyens et petits. Au total, ils sont 28 à se disputer les 150 sièges de la chambre basse du Parlement alors que 76 sièges sont nécessaires pour constituer une majorité.

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La retraite et les conditions de travail au cœur des débats

S’il devenait Premier ministre, Geert Wilders a promis d’interdire la vente du Coran, de fermer les mosquées et de bloquer l’accès du pays aux immigrés musulmans. Dans une tentative manifeste de courtiser les électeurs d’extrême droite, d’autres candidats ont davantage mis l’accent au fil de la campagne sur ce qu’ils appellent les « valeurs néerlandaises ». Comme l’a fait le Premier ministre lui-même, en écrivant dans une lettre ouverte publiée dans la presse : « agissez normalement ou partez ». Mais la sécurité sociale, la retraite et les conditions de travail restent au cœur des plus grands débats.

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