Grande-Bretagne: Les députés votent la loi de déclenchement du Brexit

FAREWELL Les députés britanniques ont voté ce lundi le projet de loi historique autorisant le gouvernement à déclencher le Brexit...

Louis Mbembe

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Le Brexit a été adoubé par les députés britanniques.

Le Brexit a été adoubé par les députés britanniques. — HJAA/ZDS/WENN.COM/SIPA

Cette fois-ci, on y est. Les députés britanniques ont voté lundi le projet de loi historique autorisant le gouvernement à déclencher le Brexit, quelques heures après l’annonce par Nicola Sturgeon, la Première ministre écossaise, de son intention de demander un nouveau référendum d’indépendance.

Cette approbation en deuxième lecture renvoie le texte devant la chambre des Lords qui devaient l’approuver dans la soirée, ouvrant la voie au déclenchement du divorce avec l’Union européenne par la Première ministre Theresa May.

Un risque d’éclatement du Royaume-Uni

Les députés ont rejeté par 335 voix contre 287 le premier amendement des Lords visant à protéger les trois millions de citoyens européens vivant au Royaume-Uni. Ils ont fait de même pour l’autre amendement qui conférait le dernier mot au parlement sur l’accord final avec Bruxelles, 331 votant contre tandis que 286 votaient en sa faveur.

C’est le jour qu’a choisi la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon pour annoncer qu’elle allait demander un nouveau référendum d’indépendance, faisant planer une menace d’éclatement du Royaume-Uni. Si le déclenchement du Brexit n’a jamais été aussi proche, pouvant théoriquement avoir lieu dès mardi, cette annonce fracassante a conduit les services de Theresa May à faire savoir qu’il interviendrait à la fin du mois.

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Nicola Sturgeon, qui souhaite un référendum fin 2018 ou début 2019, a expliqué qu’elle demanderait la semaine prochaine au parlement écossais l’autorisation de réclamer l’accord du gouvernement britannique pour lancer la procédure. « J’estime qu’il est important que l’Écosse soit en mesure de décider de son futur (…) avant qu’il ne soit trop tard », a ajouté la cheffe du parti indépendantiste SNP, rappelant que les Écossais avaient majoritairement voté contre le Brexit.

Theresa May a aussitôt rétorqué qu’une nouvelle consultation, après celle de septembre 2014, serait un « facteur de division » et créerait « une énorme incertitude économique au pire moment possible ».