Brexit: Le Parlement ralentit (encore une fois) la procédure

DECONFITURE Les Lords ont infligé ce mardi un nouveau revers au gouvernement britannique en approuvant un second amendement au projet de loi sur l'activation du Brexit...

20 Minutes avec AFP

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Theresa May quittant le 10, Downing Street.

Theresa May quittant le 10, Downing Street. — DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP

Les négociations entre le Royaume-Uni et l'Union Européenne sur le Brexit débuteront plus tard que ne le souhaitait la Première ministre britannique, la conservatrice Theresa May. Le Parlement britannique, où les conservateurs n'ont pas de majorité absolue, a infligé, ce mardi, un nouveau revers au gouvernement en place en approuvant un second amendement au projet de loi sur l'activation du Brexit qui réclame un vote du parlement sur le résultat des négociations avec l'Union Européenne.

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La Chambre des Lords, qui doit donner dans la soirée son feu vert au projet de loi, exige que les parlementaires aient, à l'issue des discussions, le dernier mot sur l'accord final et tous les accords commerciaux futurs avec l'Union Européenne.

Un vote risquée à la Chambre des communes

Les membres non élus de la chambre haute du Parlement ont, comme attendu, adopté l'amendement, défendu par les travaillistes, les libéraux-démocrates et plusieurs pairs conservateurs, par 366 voix contre 268. Le projet de loi amendé doit désormais retourner devant la Chambre des Communes qui, après l'avoir approuvé sans réserve en première lecture, se penchera une nouvelle fois sur le texte la semaine prochaine, sans doute le 13 mars.

Il est probable que les députés annulent les deux amendements adoptés par les Lords, dont celui voté la semaine dernière et destiné à protéger les droits des trois millions de citoyens européens vivant au Royaume-Uni. Mais l'amendement approuvé ce mardi pourrait causer des sueurs froides au gouvernement conservateur, qui ne dispose que d'un courte majorité à la Chambre des Communes. Une vingtaine de députés Tories sont susceptibles de le soutenir afin d'offrir, selon les mots d'une des rebelles, Anne Soubry, « un filet de sécurité parlementaire » aux Britanniques sur les conditions du divorce avec l'Union Européenne.

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La Première ministre Theresa May estime qu'il serait imprudent à ce stade de garantir au parlement d'avoir le dernier mot sur le processus du Brexit. Selon elle, cela pourrait encourager l'Union Européenne à « proposer un mauvais accord » au Royaume-Uni dans l'espoir que les parlementaires opposent ensuite leur veto à une sortie de l'Union Européenne.