Illustration de KIm Jung-un, le 22 juin 2015.
Illustration de KIm Jung-un, le 22 juin 2015. - Yonhap News/NEWSCOM/SIPA

La Corée du Nord, qui a tiré lundi quatre missiles dont trois tombés dans les eaux du Japon, surenchérit dans la provocation. Ces tirs en direction du Japon étaient un exercice en vue de frapper, en cas de nécessité, les bases américaines présentes sur les terres nippones, a ainsi annoncé l’agence de presse nord-coréenne.

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Le leader du Nord, Kim Jong-un, assure avoir supervisé en personne ce tir d’essai effectué par une unité d’artillerie et avoir ordonné son déclenchement. Kim a décrit les quatre missiles comme « si précis qu’ils ressemblaient à des avions faisant des acrobaties aériennes en formation », a ajouté l’agence de presse.

Réunion d’urgence à l’ONU

Face à ces tirs, le Japon et les Etats-Unis ont demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, qui aura lieu mercredi. Les résolutions du Conseil interdisent normalement à la Corée du Nord toute utilisation de la technologie des missiles balistiques.
Sur Twitter, l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Nikki Haley, a répété que le monde « n’autorisera pas » la Corée du Nord à poursuivre « sur cette voie destructrice ».

Ils « violent les résolutions du Conseil de sécurité et sapent gravement la paix et la stabilité régionale », a quant à lui affirmé le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, cité dans un communiqué.

Déploiement d’un bouclier antimissiles

Mais, avant même la tenue de cette réunion, l’armée américaine a annoncé lundi avoir commencé à déployer son bouclier antimissiles THAAD en Corée du Sud. La Corée du Sud avait annoncé il y a plus d’un an qu’elle acceptait le déploiement de ce système de défense antimissiles, système vu d’un très mauvais œil par la Chine qui le considère comme une menace pour sa sécurité.
Le système THAAD tire des missiles conçus pour intercepter et détruire des missiles balistiques, alors qu’ils seraient encore seulement à l’extérieur de l’atmosphère ou qu’ils viendraient d’y entrer, durant leur dernière phase de vol.

Seul soulagement dans cette histoire, selon des responsables américains et sud-coréens, il ne s’agissait pas de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM), dont Pyongyang rêve de se doter pour pouvoir menacer le territoire des Etats-Unis. Mais plutôt de missiles balistiques à plus courte portée, inspirés des missiles soviétiques Scud.

 

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