Corée du Nord: Le régime de Kim-Jong-un tire quatre missiles dont trois échouent en mer du Japon

Corée du Nord Le Premier ministre japonais, soutenu par la Corée du Sud et Washington, condamne ce lancement de missiles par la Corée du Nord...

N. Se. avec AFP

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Le Premier ministre japonais Shinzo Abe le 9 juillet 2016 à Tokyo

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe le 9 juillet 2016 à Tokyo — KAZUHIRO NOGI AFP

« La Corée du Nord a tiré presque simultanément quatre missiles balistiques qui ont parcouru environ 1 000 km. Trois d’entre eux sont tombés dans la zone économique exclusive de notre pays », a expliqué ce matin Shinzo Abe, le Premier ministre japonais, lors d’une conférence de presse.

Même s’ils n’avaient endommagé aucun navire, selon les gardes-côtes japonais, ces tirs de missiles viennent accentuer encore un peu plus les relations tendues qu’entretiennent les pays d’Asie avec leur voisin. « Ceci montre clairement que la Corée du Nord a atteint un nouveau degré de menace. Après cette séance (au Parlement), je vais convoquer le Conseil national de sécurité », a ainsi déclaré le Premier ministre.
Ferme, le gouvernement japonais n’a pas l’intention de se laisser intimider. « Les tirs répétés de la Corée du Nord sont un acte de provocation pour notre sécurité et une violation flagrante des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Nous ne pouvons en aucun cas tolérer cela », a-t-il ajouté.

Kim Jong-un préparerait une frappe « sans merci » et « soudaine » contre l’ennemi

La Corée du Sud et les Etats-Unis lançaient justement la semaine dernière leurs manœuvres militaires conjointes annuelles, qui suscitent régulièrement la colère de Pyongyang. La Corée du Nord avait alors menacé ses ennemis de représailles « sans merci ».

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Le pays ambitionne de mettre au point un missile intercontinental balistique (ICBM) capable de porter le feu nucléaire sur le continent américain, mais le président Donald Trump a promis que cela ne se produirait pas.

La Corée du Sud et Washington prêts à se défendre 

A Séoul, le président par intérim Hwang Kyo-ahn a réuni en urgence le Conseil de sécurité nationale, jugeant que les provocations nord-coréennes représentaient « une menace immédiate et réelle » pour son pays. Il a appelé au déploiement « rapide » du bouclier antimissile américain THAAD, un projet annoncé l’année dernière par Séoul et Washington et qui suscite l’ire de Pékin.

Une énième provocation également condamnée fermement par les Etats-Unis. Le porte-parole du ministère américain des Affaires étrangères a assuré que le pays était « prêt à utiliser toute la gamme des moyens » à leur disposition « contre cette menace croissante ». La Corée du Nord a essuyé plusieurs volées de sanctions en raison de ses programmes balistique et nucléaire ; mais celles-ci n’ont apparemment pas entamé sa détermination à poursuivre ses ambitions en la matière.