Le président américain Donald Trump, le 28 février 2017 lors de son premier discours devant le Congrès.
Le président américain Donald Trump, le 28 février 2017 lors de son premier discours devant le Congrès. - ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP

Le président Trump a peut-être trouvé sa voix. Mardi soir, Donald Trump a tenu son premier discours devant le Congrès. Et si le fond n’a pas dramatiquement changé, la forme, avec un ton optimiste et rassembleur, était à des années-lumière de la rhétorique sombre et incendiaire de son investiture.

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Bien sûr, tout le monde retiendra l’émotion des 90 secondes de la standing ovation pour l’hommage au soldat Ryan Owens, tué lors d’un raid controversé au Yémen. Son père s’en est pris au président américain ces derniers jours, mais mardi soir, les larmes de sa veuve Carryn Owens, avec 535 élus debout, unis dans leur patriotisme, restera comme l’instant le plus fort de la jeune présidence de Donald Trump.

« A ce moment précis, il est devenu le président des Etats-Unis, point barre », a estimé Van Jones, un commentateur démocrate de CNN. Selon un sondage à chaud réalisé par la chaîne, 78% des spectateurs ont été convaincus par le discours de Donald Trump, qui n'affiche pourtant que 44% d'opinions favorables. Ari Flesicher, l’ancien porte-parole de George Bush, a également été « surpris » par « la qualité » du discours, concluant : « J’espère que le président Trump réalisera qu’il attrapera plus de mouches avec du miel que du vinaigre ».

« Je tiens mes promesses »

Pour le reste, Donald Trump a à nouveau promis de défendre les intérêts des Etats-Unis avant ceux de la communauté internationale. Mais pour la première fois, il a juré qu’il soutiendrait « avec force l’Otan, une alliance forgée après deux Guerres mondiales qui ont renversé le fascisme et après une Guerre froide qui a vaincu le communisme ».

Le remplacement de la réforme de la santé Obamacare reste vague, tout comme le financement de la construction du mur à la frontière mexicaine, celui de la hausse des dépenses militaires et d’un plan de rénovation des infrastructures – mardi matin, Donald Trump a affirmé sur Fox News qu’il misait notamment sur une baisse des autres dépenses et une hausse de la croissance. Mais ce genre de discours est rarement axé sur les détails.

Trump a surtout utilisé ce discours pour faire passer un message : sur l’emploi, le commerce ou l’immigration, « je tiens mes promesses ». Il a terminé sur une note optimiste : « Croyez en vous, croyez en votre futur, et croyez à nouveau en l’Amérique. » Barack Obama approves this message.

 

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