Le siège social des laboratoires Bayer, producteurs des implants de stérilisation féminin Essure, à Whippany dans le New Jersey (Etats-Unis) le 29 février 2016.
Le siège social des laboratoires Bayer, producteurs des implants de stérilisation féminin Essure, à Whippany dans le New Jersey (Etats-Unis) le 29 février 2016. - Julio Cortez/AP/SIPA

Les autorités sanitaires ont rendu leur verdict. Depuis le 20 février dernier, l’implant de stérilisation féminin Essure commercialisé par le laboratoire pharmaceutique Bayer ne peut plus être vendu, distribué ni même utilisé au Brésil.

La décision de retirer le produit du marché émane de l’Agence nationale de surveillance sanitaire (Anvisa) du pays, qui estime disposer de « preuves technico-scientifiques » montrant que le dispositif présente « un risque maximal » de graves effets secondaires.

Recours déconseillé à l’implant

L’Anvisa explique dans un communiqué mis à jour ce vendredi que l’implant Essure dans les trompes de Fallope « peut provoquer des modifications des saignements menstruels, des grossesses non désirées, des douleurs chroniques, une perforation et une migration du dispositif, une allergie et une sensibilité ou des réactions de type immunitaire ».

L’innocuité du dispositif a été remise en cause dans plusieurs pays, dont les Etats-Unis et la France où, par précaution, l’association Resist a conseillé aux utilisatrices potentielles de ne pas avoir recours à l’implant.

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242 cas signalés en France

Dans l’Hexagone, 242 cas d’effets secondaires liés à Essure ont été signalés en 2015, contre seulement 42 trois ans plus tôt, indique l’Agence française du médicament (ANSM). L’implant Essure a été vendu à 240.000 exemplaires en France depuis 2011.

Le laboratoire allemand Bayer a mis la main sur l’implant en 2013, en rachetant l’Américain Conceptus, concepteur d’Essure. Près d’un million de ces implants ont été vendus dans le monde depuis 2011.

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