Donald Trump et ses conseillers Michael Flynn et Steve Bannon.
Donald Trump et ses conseillers Michael Flynn et Steve Bannon. - PETE MAROVICH/SIPA

Previsouly, on Scandal. La démission de Michael Flynn n’est que le début des problèmes pour Donald Trump. Mardi, la presse américaine a révélé des nouveaux détails sur l’affaire, et la Maison Blanche pourrait désormais devoir des comptes au Congrès… et au vice-président Michael Pence.

Selon le New York Times, Donald Trump a en effet été mis au courant il y a 18 jours par le département de la Justice que son conseiller était susceptible d’être victime de « chantage » de la part Moscou après avoir discuté des sanctions contre la Russie avec l’ambassadeur alors qu’Obama était toujours président. Sauf que selon le Washington Post, le vice-président n’a été mis au courant que le 9 février, après avoir posé des questions suite aux fuites dans la presse.

Il a « perdu la confiance » du président

Mardi, le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a joué les équilibristes. Selon lui, si Donald Trump a mis près de trois semaines avant de se séparer de son conseiller, c’est parce qu’il a fallu le temps de creuser. Flynn n’a « rien fait d’illégal » mais il a « perdu la confiance » du président, assure Spicer. Qui n’a pas expliqué pourquoi Michael Pence n’a pas été mis dans la boucle plus tôt, ce qui l’a conduit à relayer une version erronée des faits (jurant que Flynn n’avait pas discuté des sanctions avec l’ambassadeur russe) dans les médias.

Le Sénat veut entendre Flynn « très rapidement »

Alors que le conseiller russophile a été entendu par le FBI dès sa prise de fonction, des républicains du Congrès ont demandé des comptes, mardi. « La démission du général Flynn est une indication troublante du dysfonctionnement actuel de l’appareil de sécurité nationale », a souligné John McCain. Son collègue républicain Roy Blunt, membre de la commission du Sénat sur le Renseignement, a suggéré que Michael Flynn soit entendu « très rapidement » dans le cadre de l’enquête au cours au Congrès. « Donald Trump doit aux Américains une explication complète sur les interactions de son administration avec la Russie, avant et après l’élection », a de son côté estimé la sénatrice démocrate Elizabeth Warren.

L’affaire relance en effet la polémique sur les rapports de Donald Trump avec Moscou, accusé par le renseignement américain d’avoir cherché à influencer l’élection en sa faveur. Et selon la presse américaine, le renseignement US enquête actuellement sur trois autres proches du président. Bref, le feuilleton est très loin d’être terminé.

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