Le principal conseiller de Donald Trump pour la sécurité, Michael Flynn, avec la conseillère Kellyanne Conway à la Maison Blanche le 13 février 2017.
Le principal conseiller de Donald Trump pour la sécurité, Michael Flynn, avec la conseillère Kellyanne Conway à la Maison Blanche le 13 février 2017. - Pablo Martinez Monsivais/AP/SIPA

Le dossier russe revient claquer sur le bureau de Donald Trump, moins d’un mois après sa prise de fonction. Michael Flynn, le conseiller à la sécurité nationale du président, a démissionné lundi soir, moins de 96 heures après les révélations de la presse sur ses contacts inappropriés avec Moscou quand Barack Obama était encore en fonction. Cet ancien général, personnalité controversée qui a conseillé très tôt le milliardaire lors de la campagne électorale, est l’un des inspirateurs des idées de Donald Trump sur les questions internationales.

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Dans sa lettre de démission, Michael Flynn a reconnu avoir « par inadvertance trompé le vice-président élu (Mike Pence) et d’autres personnes avec des informations incomplètes sur (ses) discussions téléphoniques avec l’ambassadeur de Russie ».

Discussions « potentiellement illégales »

Concrètement, au moment même où l’administration Obama ordonnait fin décembre des sanctions contre la Russie pour son ingérence présumée dans les élections américaines, Michael Flynn assurait lui à l’ambassadeur de Russie à Washington Sergey Kislyak que le président élu Donald Trump serait beaucoup moins sévère.

Selon le Washington Post et le New York Times, à l’origine vendredi de ces révélations, de telles discussions étaient potentiellement illégales. Toujours selon la presse américaine lundi, le ministère de la Justice américain avait averti la Maison Blanche que cette erreur de Michael Flynn pourrait le rendre vulnérable à une tentative de chantage russe.

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Le général à la retraite Joseph Kellogg a été aussitôt désigné par la Maison-Blanche pour assurer l’intérim à ce poste stratégique, moins d’un mois après l’arrivée au pouvoir de Donald Trump. « Le président évalue la situation, il parle au vice-président (…) et à plusieurs autres personnes », avait indiqué quelques heures plus tôt lundi le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer, alors que la pression montait sur Flynn.

Trump nie avoir été informé des discussions avec l’ambassadeur russe

Facteur aggravant, Michael Flynn avait induit en erreur son propre camp, en particulier Mike Pence, le futur vice-président. Il avait en effet déclaré début janvier que la conversation avec l’ambassadeur n’avait pas porté sur les sanctions, une affirmation reprise publiquement par Mike Pence.

Sollicité pour savoir si le président Trump était au courant que Michael Flynn avait discuté des sanctions avec l’ambassadeur russe, le porte-parole Sean Spicer a été catégorique lundi : « Non, absolument pas. » Dès lundi les démocrates au Congrès avaient réclamé le renvoi de l’ancien général pour ces accusations « ahurissantes », leurs collègues républicains optant pour le mutisme.

Une certitude : les conseillers du président Trump ne se sont pas bousculés pour défendre Michael Flynn pendant le week-end. Ce n’est que lundi après-midi qu’une proche conseillère de Donald Trump a tenté de dissiper le malaise, assurant sur MSNBC que l’ancien soldat bénéficiait « de la confiance totale du président ».

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