Les raisons de la sortie de piste d’un avion d'Air France à Toronto

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Publié le 11 décembre 2007.

TRANSPORT - Le rapport sur l’accident du 2 août 2005 sera dévoilé mercredi…

On en sait plus sur les raisons de la sortie de piste spectaculaire d'un A340 d'Air France, le 2 août 2005 à Toronto. Dans un communiqué annonçant la publication mercredi, à 16h (françaises) de son rapport sur l’accident, le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) semble mettre en cause les réactions de l'équipage, en plus des intempéries.

Météo mauvaise et réactions lentes

Selon l’enquête, la sortie de piste est due à la météo, la vitesse et une activation tardive des inverseurs de poussée. Le BST rappelle que l'avion a effectué son approche alors qu'un «orage violent sévissait et que les conditions changeaient rapidement, avec des sauts de vent et une visibilité réduite».

L'appareil s'est «présenté trop haut, à une vitesse trop élevée et ses roues ont touché le sol à environ la moitié de la piste d'atterrissage de 9.000 pieds (2,7 kilomètres)», ajoute-t-il avant de préciser que «la sélection tardive des inverseurs de poussée, la piste mouillée et glissante et le vent de travers expliquent que l'avion ait manqué d'espace» sur la piste.

L'appareil, un Airbus A340 venant de Paris, avait terminé sa course dans un ravin en bout de piste avant de prendre feu, mais ses 297 passagers et 12 membres d'équipage avaient pu être évacués en un temps record et ont tous survécu.

Pas de mésentente dans l’équipage

En faisant un premier point en novembre 2005, les enquêteurs canadiens avaient déclaré n'avoir relevé ni anomalie ni défaillance dans le fonctionnement de l'Airbus A340. Leur chef, Réal Levasseur, avait alors relevé que l'équipage avait enclenché les inverseurs de poussée - qui contribuent à freiner l'avion - 12,8 secondes après le toucher des roues. Il avait précisé que l'enquête chercherait à établir les causes de ce «laps de temps».

Il avait aussi fermement démenti des informations du «Figaro», qui avait évoqué, fin 2005, la possibilité d'une mésentente entre les membres de l'équipage au moment de l'atterrissage.

Un quotidien canadien, «The National Post», avait d'autre part révélé au début 2006 qu'une personne n'appartenant pas à l'équipage se trouvait dans le cockpit au moment de l'atterrissage, tout en soulignant que cela n'avait pas eu d'incidence sur l'accident.

Plainte collective

Après l'accident, des experts ont aussi mis en cause la longueur, insuffisante selon eux, de la piste de l'aéroport de Toronto et le fait qu'elle soit bordée par un ravin dans lequel l'avion a basculé. Une plainte collective, à laquelle se sont joints des passagers blessés ou estimant avoir subi un important préjudice, a été déposée au Canada peu après l'accident. Elle vise notamment Air France, l'aéroport de Toronto et l'entreprise exploitant le service de navigation aérienne, NAV Canada.
Sa. C. avec AFP
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