Donald Trump lors de sa première conférence de presse depuis son élection, le 11 janvier 2017.
Donald Trump lors de sa première conférence de presse depuis son élection, le 11 janvier 2017. - AFP

Dans son bastion de la Trump Tower à New York, Donald Trump a donné ce mercredi sa première conférence de presse en tant que président élu des Etats-Unis. A dix jours de son investiture, il a prononcé un bref discours avant de répondre aux questions des médias américains devant un parterre de journalistes et de sympathisants, dans une atmosphère parfois électrique, émaillée d’applaudissements et de huées.

>> Revivez la première conférence du président élu Donald Trump par ici

Trump cède son empire à ses deux fils

Le président élu a mis un point d’honneur à se « laver »de tout soupçon de conflits d’intérêts, en exposant longuement la future gestion de son empire, la Trump organization, par ses deux fils. Son avocate fiscaliste est même montée au pupitre pour détailler pendant de longues minutes le montage juridique. Mais le risque de conflits d’intérêts est-il vraiment écarté ?

>> A lire aussi : Président et magnat de la finance, Donald Trump guetté par les conflits d’intérêt

Mur anti-immigration, taxe contre la délocalisation, adieu Obamacare…

Donald Trump a dévoilé quelques mesures. Interrogé sur le mur avec le Mexique, il a affirmé vouloir lancer rapidement sa construction : « Je ne veux pas attendre », a-t-il dit. Il a affirmé, à nouveau, que le Mexique le financerait (ou plutôt le rembourserait).

Autre annonce, la création d’une « lourde taxe frontalière » pour les entreprises qui délocalisent leurs activités en dehors des Etats-Unis. Enfin, Donald Trump a prévenu qu’il supprimerait l’Obamacare et le remplacerait par un système de couverture maladie « moins cher et bien meilleur », sans plus de détails.

>> A lire aussi : Après Ford et General Motors, Trump menace Toyota de représailles

Il a également promis des créations d’emplois à venir dans les prochaines semaines et annoncé « des groupes qui vont construire dans le Midwest », une région touchée par la désindustrialisation.

Quels liens avec Moscou ?

Donald Trump a répondu aux nombreuses questions des journalistes sur ses liens supposés avec la Russie. Il a nié en bloc les allégations relayées par Buzzfeed sur une éventuelle sextape, d’un laconique « je suis germaphobe ». Il a également accusé les agences américaines de renseignement d’avoir laissé fuiter le « faux » dossier russe.

Le président élu, parlant de lui à la troisième personne, a ajouté : « Si Poutine aime Trump, c’est un atout, pas un défaut. Croyez-vous vraiment qu’Hillary Clinton aurait été plus ferme que moi avec Poutine ? » Et d’ajouter que « la Russie peut nous aider à lutter contre le groupe Etat islamique ».

Tacles contre les médias et tensions avec CNN

Donald Trump a refusé de répondre à certains journalistes, notamment de CNN, qu’il a accusé de diffuser de « fausses infos », ce qui a déclenché un brouhaha et quelques huées dans la salle. Il a aussi vivement critiqué Buzzfeed, qui a publié un document évoquant l’existence d’une vidéo à caractère sexuel compromettante pour le président élu, et la campagne de certains médias contre lui, comme son équipe (son porte-parole et son vice président se sont d’abord succédé au pupitre).

Mots-clés :