Jared Kushner, gendre de Donald Trump, a été nommé haut conseiller à la Maison-Blanche par son beau-père.
Jared Kushner, gendre de Donald Trump, a été nommé haut conseiller à la Maison-Blanche par son beau-père. - Broadimage/Shutterstock/SIPA

Jared Kushner polit encore son image de gendre idéal. Le mari d’Ivanka, fille aînée et adorée de Donald Trump, a été nommé haut conseiller à la Maison-Blanche par le président élu. Une annonce faite lundi par son équipe de transition. Voici cinq infos à connaître sur l’homme qui murmure à l’oreille du futur président des Etats-Unis.

VIDEO. Trump nomme son gendre Jared Kushner comme haut conseiller

Le plus jeune conseiller de Trump

Il avait un doctorat de droit et un MBA en poche, mais aucune expérience politique. Ce qui n’a pas empêché

Jared Kushner de devenir le cerveau de la campagne de son beau-père, puis aujourd’hui le benjamin de la liste des personnes nommées par Donald Trump pour l’aider à diriger les Etats-Unis. Jared Kushner a donc eu un beau cadeau d’anniversaire : celui qui fête ses 36 ans ce mardi va accéder à un poste incontournable à la Maison-Blanche. Marié depuis 2009 à la fille aînée de Donald Trump, Ivanka, cet homme de l’ombre vient de l’immobilier et est né richissime, comme son beau-père. Il a hérité de l’empire immobilier de son père, quand ce dernier a été emprisonné pour évasion fiscale et financement de partis politiques illégaux.

Le chef d’orchestre de l’équipe

Il est sans doute le conseiller le plus écouté de Donald Trump. Au point que certains le surnomment le « Raspoutine » de Donald Trump, le comparant au très influent proche du tsar Nicolas II. Depuis l’élection, Jared Kushner est devenu incontournable sur de nombreux dossiers : l’équipe de transition de Trump a ainsi demandé à l’administration Obama de passer par lui pour toute question de politique étrangère qui mériterait l’attention du nouveau président, selon les médias américains.

Et plusieurs d’entre eux assurent que Donald Trump, qui participe déjà à des briefings de sécurité quotidiens, aurait demandé que son conseiller de l’ombre assiste à ces réunions. Une preuve de plus que cette nomination ne vient qu’officialiser le rôle essentiel que son gendre jouait déjà.

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Un homme discret et télégénique

Comme le rapporte le New York Times, Donald Trump aurait confié, à propos de Jared Kushner, qu’il était « une version de lui-même en plus jeune ». Et pourtant, si leur entente ne fait aucun doute et que leurs pedigrees se ressemblent, côté personnalité, Jared Kushner dénote par sa discrétion et son calme. Ce qui n’est pas le fort de son beau-père. Kushner, contrairement à Donald Trump, ne tweete ainsi jamais et laisse à sa femme Ivanka le soin de promouvoir leur très télégénique famille sur Instagram. En effet, sur Twitter, son profil affiche… zéro tweet.

Mais il a bien compris le poids des réseaux sociaux dans la campagne : il s’est hissé au rang de maestro en assurant avec succès la promotion du candidat républicain sur la Toile. Et, depuis l’élection de son beau-père, le télégénique conseiller fait plus d’apparitions sous les projecteurs.

Une famille proche des démocrates

Il y a quelques années, personne n’imaginait cet homme discret atteindre un poste aussi haut placé… auprès d’un président conservateur. En effet, Forbes rappelle que ce fils de juifs orthodoxes proches du parti démocrate a contribué au financement depuis une quinzaine d’années de candidats démocrates. Notamment… Hillary Clinton, qui a été financée, selon les registres de la Commission électorale fédérale, à hauteur de 6 000 dollars en 2000 et 2003. Mais c’était une époque où Hillary Clinton visait le poste de sénatrice de l’Etat de New York et non la Maison-Blanche…

Il a renoncé à tout salaire

Sa nomination pourrait toutefois faire des vagues. Pour des questions de conflits d’intérêts notamment. Une avocate recrutée par Jared Kushner a indiqué lundi dans un communiqué qu’il « quitterait ses fonctions » à Kushner Companies, procéderait à des « désinvestissements substantiels » et resterait à l’écart des questions ayant « un effet direct et prévisible » sur ses intérêts financiers. Et le gendre de Donald Trump a assuré qu’il renonçait à tout salaire pour la durée de ce poste.

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