VIDEO. Trump nomme son gendre Jared Kushner comme haut conseiller

ETATS-UNIS La décision devrait relancer le débat éthique sur ses conflits d'intérêts et le népotisme...

P.B. avec AFP

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Le gendre et conseiller de Donald Trump, Jared Kushner.

Le gendre et conseiller de Donald Trump, Jared Kushner. — M.WILSON/AFP

L’annonce est officielle. Lundi, Donald Trump a nommé son gendre Jared Kushner haut conseiller à la Maison Blanche. Et cette décision devrait faire des vagues, alors qu’une loi américaine de 1967 vise à lutter contre le népotisme présidentiel.

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"Il a été un atout formidable et un conseiller de confiance pendant toute la campagne et la période de transition et je suis fier de l'avoir dans un rôle clé de mon administration", a déclaré Donald Trump, cité dans le communiqué. "C'est un honneur de servir mon pays", a déclaré de son côté le jeune homme d'affaires, issu de l'immobilier comme son beau-père, et qui fêtera ses 36 ans mardi.

L’homme de confiance de Trump

« M. Kushner est déterminé à se plier aux lois fédérales américaines en matière d’éthique », a indiqué un de ses avocats à plusieurs médias américains. Marié à Ivanka Trump, Jared Kushner a hérité d’une vaste entreprise de promotion immobilière de son père après l'emprisonnement de ce dernier. Il devrait « quitter ses fonctions » et « se défaire de ses avoirs principaux », assure son entourage.

Au cours de la campagne, il s’est positionné comme l’homme de confiance de Trump, notamment en charge de la stratégie sur les réseaux sociaux. Selon les médias américains, le président élu voudrait son conseil sur les dossiers internationaux, et notamment sur Israël, alors que Jared Kushner vient d’une influence famille juive new-yorkaise.

Le précédent JFK et Bobby Kennedy

Reste un obstacle majeur : la loi de 1967 contre le népotisme, votée après l’épisode Bobby Kennedy, nommé ministre de la Justice par son frère JFK. Selon le New York Times, Donald Trump pourrait soit demander au Congrès de voter un amendement l’autorisant à nommer un proche comme conseiller, soit passer outre et s’exposer à des recours judiciaires.

Comme souvent, la loi est affaire d’interprétation. Bill Clinton avait par exemple chargé sa femme de superviser un panel sur la réforme de la santé. Donald Trump, qui pourrait également donner un poste officiel à sa fille Ivanka, aura l’occasion de s’expliquer ce mercredi, lors de sa première conférence de presse officielle depuis son élection.