Donald Trump le 21 décembre 2016 à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride.
Donald Trump le 21 décembre 2016 à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride. - Andrew Harnik/AP/SIPA

Après Ford et General Motors, Donald Trump a désormais Toyota dans son viseur. Le président américain a menacé le constructeur automobile japonais de représailles douanières s’il poursuivait un investissement au Mexique. C’est par un tweet rageur que le président élu s’en est pris ce jeudi au numéro un mondial de l’automobile, l’accusant de vouloir construire une usine au Mexique pour y fabriquer des voitures destinées au marché américain.

« Pas question ! Construisez des usines aux Etats-Unis ou payez d’importantes taxes à la frontière », a tweeté Donald Trump. Avec cette menace, Donald Trump qui prendra ses fonctions le 20 janvier maintient une pression sans précédent sur les grands groupes industriels pour qu’ils restent aux Etats-Unis.

Toyota se défend en rappelant son engagement aux Etats-Unis

Toyota s’est défendu en rappelant son engagement de longue date aux Etats-Unis. Le groupe, qui domine le secteur automobile mondial depuis plusieurs années, s’est défendu en dégainant des chiffres. 25 millions de véhicules produits aux Etats-Unis sur les 30 dernières années, 10 usines et 136.000 salariés : « Toyota fait partie du tissu social américain depuis près de 60 ans », a détaillé le constructeur dans un communiqué.

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Le gouvernement japonais lui-même a apporté ce vendredi son soutien à Toyota. « L’industrie automobile nippone emploie 1,5 million de personnes aux Etats-Unis et apporte ainsi une importante contribution à l’économie américaine », a réagi le ministre du Commerce, Hiroshige Seko, lors d’un point presse régulier. « Toyota s’est toujours efforcé de se comporter en entreprise citoyenne auprès des Etats-Unis », a de son côté déclaré Yoshihide Suga, le porte-parole de l’exécutif nippon.

Une pression sur les grands groupes industriels

Ce mardi, déjà sur Twitter, le futur président avait également sommé General Motors, le premier constructeur américain, de fabriquer aux Etats-Unis ses voitures destinées au marché américain, sous peine de payer une « lourde taxe frontalière ». Sonné, le groupe de Detroit avait immédiatement publié un communiqué pour assurer que seule une infime partie de sa production mexicaine arrivait sur le marché américain.

Egalement durement critiqué par Trump pour ses délocalisations, le groupe américain Ford a aussi abdiqué en renonçant ce mardi à construire une usine au Mexique, pour investir dans une installation déjà existante dans le Michigan (nord des Etats-Unis) et y créer 700 emplois.

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